La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entretemps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. En difficulté lors des phases de qualifications, le Mexique disputer ce Mondial sans grande certitude. Il faudra aussi que les joueurs de la Tri soient uniquement concentrés sur le football…

Objectif : continuer à atteindre les 8e
Depuis 1994, le Mexique a toujours atteint les 8e de finale. La Fédération mexicaine ne compte pas voir son équipe s’arrêter dès la phase de poule, même si l’opposition face au Brésil, la Croatie et le Cameroun ne sera pas de tout repos. L’objectif officiel est d’accrocher les quarts de finale. Sur les cinq dernières éditions, le Mexique s’est arrêté en 8e, explique William-Alexandre Proust, journaliste à Eurosport et spécialiste de la sélection mexicaine. En Afrique du Sud, en 2010, le match perdu contre l’Argentine est mal passé au Mexique, notamment à cause de plusieurs erreurs d’arbitrages.

La star : Hernandez a bien grandi
Après des qualifications difficile, le Mexique se présente au Brésil avec comme à son habitude une majorité de joueurs évoluant dans le championnat national. Pour autant, la grande star de la Tri reste encore et toujours Javier Chicharito Hernandez, comme nous l’explique William-Alexandre Proust. Depuis Rafael Marquez et son passage à Monaco puis à Barcelone, aucun autre Mexicain n’avait autant suscité l’engouement au pays. Les Mexicains d’Europe bénéficient d’un statut à part. Même en jouant un match sur quatre, ils ont deux choses pour eux : une forte considération au pays, mais surtout une sorte d’immunité. Le sélectionneur qui n’appelle pas les plus emblématiques Européens sait qu’il s’expose à de grosses critiques du pays et qu’en cas d’échec, ça lui retombera dessus.

Style : un jeu fou-fou
Pour parvenir à atteindre ses objectifs, le Mexique se basera sur une philosophie qui repose essentiellement sur le jeu à terre . Le style de jeu est offensif. C’est une formation très latino-américaine au sens où on l’imagine ici. Mais le Mexique se démarque par un jeu assez fou-fou parfois. Tout le monde se rappelle de Cuauhtémoc Blanco et de son coup du crapaud, explique William-Alexandre Proust, avant de nuancer : Même si là, cet état d’esprit a un peu disparu lors des qualifications. C’est surtout dû au fait qu’ils ont vraiment eu du mal à se qualifier. Quand tu es censé être l’épouvantail de la zone Concacaf et que tu te fais malmener au point d’aller aux barrages, ça inhibe forcément les joueurs. Au sélectionneur mexicain Miguel Herrera de redonner confiance à une équipe qui en manque donc cruellement.

Pourquoi Calos Vela n’est pas là ?
Avec un bilan de 16 buts et de 14 passes décisives en Liga sous les couleurs de la Real Sociedad, Carlos Véla devrait faire partie des titulaires indiscutables de le Tri. Mais voilà, le joueur de 25 ans ne veut plus entendre parler de la sélection nationale. Carlos Véla refuse de jouer pour le Tri depuis 2010 et une suspension de six mois après une soirée organisée avec dix autres coéquipiers où étaient présentes des prostitués. Il a mal digéré son éviction et s’est brouillé avec le sélectionneur de l’époque. Depuis, il ne veut plus remettre les pieds dans l’équipe, explique le journaliste d’Eurosport. Pour autant, les joueurs de la sélection mexicaine ne semble pas avoir forcément compris la leçon… Lors de la Copa America 2011, l’équipe sélectionnée a également connu des problèmes parce que plusieurs joueurs ont de nouveau organisé une soirée avec une quinzaine de prostitués. Bref, ça devient un running gag…. Les coéquipiers de Javier Hernandez sauront-ils résister aux charmes du Brésil pour se concentrer sur leur football ?

Benjamin Feurgard