La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entretemps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Le Cameroun misera une fois de plus sur Samuel Eto’o pour tenter de se sortir des phases de poules. Mais il faudra que les joueurs et la Fédération arrivent à se mettre d’accord sur les primes avant de débuter la compétition.

Objectif : passer les poules ?
Derrière le Brésil, grand favori du groupe A, la lutte avec la Croatie et le Mexique sera rude pour sortir ce cette poule au niveau relevé. Parvenir en 8e de finale serait donc suffisant pour combler les attentes des supporters camerounais. Les supporters sont très réalistes et ils connaissent les limites de leur équipe. Donc, le plus grand résultat qu’ils attendent serait juste de passer la phase de poule, explique Alain Georges Lietbouo, correspondant au Cameroun pour le site Afrik-foot.com. Au niveau de la fédération, aucun objectif spécifique n’a été assigné. Mais dans les discours des politiques, qui savent que le foot est le véritable opium des Camerounais, ils demandent un résultat au moins semblable à celui de 1990, où l’on avait atteint l’étape des quarts de finale.

La star : le roi Eto’o
Au pays des Lions indomptables, il n’y a qu’une seule véritable star : Samuel Eto’o. Premièrement par rapport à son énorme palmarès sur la scène internationale. Sur le plan sportif, bien que l’on parle de plus en plus de son âge avancé, il est indéniable qu’aucun autre avant-centre dans la génération actuelle n’a produit une qualité de jeu supérieure à celle d’Eto’o, explique le journaliste local. Mais je dois toutefois admettre qu’il y a d’autres joueurs que les Camerounais portent beaucoup dans leur cœur, à l’instar de Choupo Moting et de Vincent Aboubakar. Titillé par José Mourinho, Samuel Eto’o aura aussi à cœur de montrer au monde entier qu’il n’est pas un joueur cramé.

Style : le collectif plus fort que les individualités
Le style du jeu du Cameroun repose d’abord sur le système en 4-3-3. Ceci est une particularité de Volke Finke (ndlr, le sélectionneur camerounais). Un dispositif qui permet de jouer plus collectif et de défendre collectivement, explique notre confrère d’Afrik-foot.com. Cette disposition traduit le fait que le Cameroun n’a plus des individualités qui peuvent créer la différence. Samuel Eto’o redescend souvent au milieu de terrain pour organiser le jeu, alors que c’est lui qui devait être le véritable détonateur et le buteur maison. En fait, c’est une équipe camerounaise qui mise sur sa solidarité dans toutes les phases du jeu pour aller le plus loin dans cette Coupe du monde. Autant dire que la moindre dissension au sein du collectif camerounais pourrait être fatale à cette équipe.

Les primes de la discorde :
A l’image du Togo en 2006, le sélection camerounaise est empêtrée dans une histoire de primes avec sa Fédération, qui nuit à la bonne marche de sa préparation. Les joueurs veulent avoir 50% de l’argent qui sera généré par la Coupe du monde, raconte Alain Georges Lietbouo. Du côté de la Fédé c’est le silence. En fait, on sait tous que cet argent va enrichir quelques individus qui passeront du bon temps en charmante compagnie au Brésil…

Benjamin Feurgard