La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entre-temps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Nous vous présentons cette fois l’Australie, sélection méconnue du grand public et qui aura fort à faire au Brésil. Balayés par l’équipe de France en octobre dernier (6-0), les Socceroos s’attendent en effet à vivre un Mondial du même calibre dans la poule de l’Espagne, des Pays-Bas et du Chili. Rien que ça…

Objectif : ne pas tout perdre…
Entourée de l’Espagne, championne du monde en titre, des Pays-Bas, finalistes en 2010, et du Chili, troisième des éliminatoires de la zone Amsud, l’Australie est vouée à jouer le rôle de faire-valoir dans ce groupe B plus que relevé. Le sélectionneur Ange Postecoglou ne s’en cache pas et a simplement expliqué que l’objectif était surtout d’intéresser les Australiens au football à travers le style de jeu de son équipe et de les inciter à rester éveillés pour regarder les matchs de leur sélection. Les joueurs pensent qu’ils peuvent gagner un ou deux matchs et visent certainement le deuxième tour, mais je ne crois pas que ce soit très réaliste, nous avoue David Mark, journaliste et présentateur au sein du groupe ABC, conscient de la motivation des joueurs australiens mais aussi de leurs moyens limités compte tenu du tirage au sort qui leur a été réservé.

La star : Tim Cahill comme ambassadeur
Pensionnaire d’Everton durant huit saisons, Tim Cahill est la star incontestée du football australien. Aujourd’hui aux New York Red Bulls, le natif de Sydney est une véritable idole de l’autre côté du Pacifique, où ses exploits et ses célébrations de buts très made in Australia – il boxe les poteaux de corner à la manière d’un kangourou – lui ont valu une réputation sans égal. David Mark nous confie son admiration pour le plus Anglais des Australiens : Il sait tout faire. Au début, il était milieu relayeur, puis il a commencé à jouer attaquant. Il est très fort de la tête et est connu pour sa capacité à aller vite de l’avant. Il est le meilleur buteur de l’histoire des Socceroos avec 31 buts, dont le premier de l’Australie en Coupe du monde (en 2006 contre le Japon).

Style : le pari du jeu
L’Australie a sensiblement modifié sa philosophie de jeu depuis l’arrivée d’Ange Postecoglou à la tête des Socceroos. D’origine grecque, le sélectionneur australien a apporté un vent de fraîcheur venu d’Europe et fait intégrer à ses joueurs un système de jeu en totale rupture avec ce que l’Australie avait pour habitude de montrer. David Mark nous explique que traditionnellement, le jeu de l’Australie est très physique. Mais cela a changé depuis que certains joueurs évoluent en Europe. Ange Postecoglou prône un jeu d’attaque fait de possession et de passes courtes. Les Socceroos évoluent généralement dans un 4-2-3-1 où Tim Cahill, Mark Bresciano et Mile Jedinak, talentueux milieu de terrain de Crystal Palace, semblent profiter de leur statut pour jouir d’une certaine liberté qui n’est pas pour déplaire aux supporters australiens, pas mécontents d’apprécier le renouveau footballistique de leur pays.

P.A