Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Championne du monde en titre, l’Espagne débarque au Brésil en pleine transition générationnelle. Moins souveraine que les années précédentes, la Roja ne fait plus aussi peur mais n’en demeure pas moins l’un des grands favoris à sa propre succession.

Objectif : conserver le trône
Depuis son échec en finale de la Coupe des confédérations il y a un an, l’Espagne est descendu de son piédestal et semble en fin de cycle. Les Barcelonais ont tout gagné en club tandis que les Madrilènes ont enfin remporté la Decima tant attendue par leurs supporters, limitant quelque peu l’ambition des hommes de Vicente del Bosque, champions du monde et d’Europe en titre. Néanmoins, une génération si exceptionnelle ne saurait se satisfaire de ne pas aller encore une fois au bout, et ce quel que soit son récent palmarès. C’est en tout cas ce que nous explique Albert Fernandez, journaliste à Radio Marca : Une génération comme celle-là ne peut avoir qu’un seul objectif : gagner. Ne pas gagner le Mondial serait une déception. Le message est donc clair : l’Espagne ira au Brésil pour conserver son trône.

La star : Andrés Iniesta
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Espagne ne manque pas de grands joueurs. Armée d’un effectif phénoménal et d’un réservoir de jeunes impressionnant, la Roja pourra compter sur ses deux capitaines emblématiques Iker Casillas et Xavi Hernandez. Mais depuis son but décisif lors de la finale de la dernière Coupe du monde contre les Pays-Bas (1-0 ap), offrant le premier titre mondial de son histoire à son pays, le statut d’Andrés Iniesta a définitivement changé. La véritable star, c’est lui, sans aucun doute, nous confie Albert Fernandez. Leader technique de son équipe et joueur adulé aux quatre coins de l’Espagne, le milieu de terrain du Barça est rarement décevant dans les grands rendez-vous et devrait une nouvelle fois illuminer le Mondial de sa classe et de son talent.

Style : un 4-3-3 très Barça
Copie conforme du système tactique barcelonais, le dispositif de Vicente del Bosque n’a pas changé d’un iota depuis sa prise de fonction. Un 4-3-3 pouvant se muer en 4-5-1 selon les situations, mais toujours la même philosophie : un pressing intense à la récupération, une possession de tous les instants en phase offensive et une occupation du terrain maximale, attendant la moindre brèche dans la défensive adverse pour porter l’estocade. Très offensifs, les arrières latéraux apportent souvent le surnombre sur les ailes, permettant au trident axial Busquets-Xabi Alonso-Xavi de s’exprimer au mieux dans l’entrejeu et d’alimenter la machine espagnole. Il demeure toutefois quelques incertitudes quant au onze de départ, interchangeable à souhait. Selon notre confrère, le titulaire au poste d’arrière droit sera Juanfran et Azpilicueta sera remplaçant à droite comme à gauche. Sur le front de l’attaque, Andrés Iniesta et David Silva devraient se voir confier la tâche d’entourer l’avant-centre, dont on ignore encore qui du faux numéro 9 Fàbregas ou de Diego Costa, Fernando Torres ou David Villa sera titulaire au poste.

P.A