Comme Le Havre et bientôt l’Olympique de Marseille, l’Estac devait avoir aussi son repreneur américain. Déjà repoussée une première fois, la date butoir de conclusion du rachat du club de Ligue 2 est à nouveau prolongée (jusqu’au vendredi 7 octobre minuit).

Daniel Masoni, président de l’Estac, continue de croire à une solution imminente avec son repreneur américain. À l’occasion de la photo officielle de l’Estac, il a fait le point sur la vente du club : Gary Allen a fait le forcing pour obtenir un délai supplémentaire, j’ai accepté de repousser jusqu’au vendredi 7 octobre. Ce sera mon ultime délai. Le président de l’Estac avait déjà accordé un délai de deux semaines entre le 15 et le 30 septembre dernier, pour permettre à Gary Allen finaliser le rachat du club. Le problème reste entier. Gary Allen n’a pas trouvé les fonds nécessaires pour garantir la reprise du club troyen.

En juin, l’opération semblait pourtant actée. L’investisseur de Portland devait racheter l’Estac pour 3 millions d’euros. Le frère de l’ancien grand champion de triathlon Mark Allen s’était présenté accompagné d’Eric Descombes, ancien joueur de Montpellier. Il devait être son relais au quotidien auprès du club. Toutefois, le projet restait flou, même si la ville de Troyes voyait elle d’un bon oeil l’arrivée d’une nouvelle dynamique. Fin juin, Eric Descombes annonçait vouloir aller vite et finaliser la reprise dès la mi-juillet pour pouvoir investir dès l’été et influer sur la composition de l’effectif… Les semaines défilent sans que rien ne se passe. La transaction est d’abord freinée par des «délais administratifs». Puis, le repreneur perd son principal soutien financier qui reste inconnu. La date butoir du 15 septembre est repoussée au 30 septembre. Daniel Masoni attend les garanties bancaires sur un paiement échelonné. Mais rien n’arrive. Le nouveau rendez-vous du 7 octobre ne devrait rien changer. Il est vraisemblable que l’Estac, 7e de Ligue 2 à ce jour (à trois points du podium), ne prenne pas les couleurs américaines de sitôt.