En difficulté depuis le début de la saison, Rafael Nadal débarque à Roland-Garros en plein doute. Moins souverain que les années précédentes, l’Espagnol devra faire avec une concurrence toujours plus féroce et une méforme qui le poursuit depuis plusieurs semaines pour conserver son titre sur la terre parisienne.

Après l’avoir vu laisser filer l’Open d’Australie en début d’année, on se disait que Rafael Nadal reprendrait peu à peu sa marche en avant. Une montée en puissance que le numéro un mondial avait pris pour habitude d’enclencher à quelques semaines de Roland-Garros, multipliant les titres sur terre battue et repoussant la concurrence sur sa surface favorite. Mais cette saison, les données sont différentes avant son entrée en lice Porte d’Auteuil contre l’Américain Robby Ginepri ce lundi. Battu en quarts de finale à Monte-Carlo puis Barcelone, Rafael Nadal s’était refait une santé en remportant le Masters de Madrid au début du mois. Mais le Majorquin est retombé dans ses travers la semaine passée, s’inclinant sur la dernière marche du tournoi de Rome contre Novak Djokovic.

Alors, Nadal est-il moins fort qu’avant ou est-ce la concurrence qui se fait plus féroce ? Interrogé par Le Figaro, Rafa a dans un premier temps admis une baisse de régime de sa part. Selon lui, c’est impossible d’être toujours au top mentalement, physiquement. Un aveu d’impuissance qu’on ne lui connaissait pas et qui risque de motiver un peu plus l’adversité. Nombreux sont les joueurs qui peuvent rivaliser a-t-il déclaré devant la régularité d’un Novak Djokovic, la montée en puissance d’un Stanislas Wawrinka ou l’expérience d’un Roger Federer, tous prêts à faire tomber le numéro un mondial, invaincu à Roland-Garros depuis cinq ans.

Un trône à conserver

Car Porte d’Auteuil, Rafael Nadal reste le roi. Début de saison manqué ou pas, le Majorquin n’est jamais le même lorsqu’il foule une terre battue parisienne qu’il ne considère pas sienne mais qui l’est incontestablement depuis ses débuts en 2005 et son sacre face à Mariano Puerta. Depuis, le Taureau de Manacor ne s’est incliné qu’une seule fois aux Internationaux de France, en 2009 contre Robin Söderling, ne laissant que des miettes à la concurrence. Roland-Garros reste pour moi un rendez-vous spécial […] C’est le tournoi le plus important de ma carrière, un endroit vraiment spécial. Nadal n’est peut-être pas dans la forme de sa vie, mais Roland-Garros n’a plus aucun secret pour lui. Lorsque le deuxième tournoi du Grand Chelem ouvrira ses portes ce dimanche, nul doute que le premier arrivé et le plus motivé sera le Majorquin. Mais plus que jamais, Nadal devra aller le chercher, ce neuvième sacre parisien.