Si le MMA n’est pas encore légalisé en France, Lawrence Epstein, directeur général de l’Ultimate Figthing Championship (UFC), plus puissante ligue professionnelle de MMA, voudrait organiser “plusieurs évènements par an” en France.

Il y a un gros marché pour les fans de MMA en France, c’est un pays très important, un pays riche et influent sur la scène internationale. On est très excité à l’idée de pouvoir venir en France, qui possède une longue tradition des arts martiaux” a-t-il en effet déclaré.  Lawrence Epstein a continué en parlant de ce qu’il souhaitait pour le futur. “(…) nous espérons organiser plusieurs évènements par an en France et à Paris, l’une des plus grandes villes du monde.” Et s’il ne souhaite “rien précipiter“, il assure “être prêts“. En fait, plus que s’élargir à Paris, le MMA veut vraiment étendre sa pratique amateur dans le monde, et “d’enraciner ce sport. En bout de chaîne, cela nous amène vers la future reconnaissance de ce sport en France et à l’organisation de compétitions professionnelles“. D’ailleurs, comme le précise le directeur général de l’UFC, “la France était l’un des rares marchés à encore résister (…) Nous sommes visibles par la télévision dans 175 pays“.
Quant à la prochaine étape, Lawrence Epstein envisage la reconnaissance du MMA par le mouvement olympique. “Tous les sports majeurs ont des racines dans le mouvement olympique. C’est pour cela que nous soutenons tant l’IMMAF, dont l’objectif  est d’être reconnue par le Comité international olympique. Cela passe aussi par la signature du code antidopage de l’Agence mondiale antidopage (AMA, ndlr). A l’UFC, nous avons le programme de contrôles antidopage le plus complet de toutes les ligues professionnelles et nous avons des contrôles inopinés hors compétitions effectués par l’Agence antidopage américaine. L’IMMAF a de son côté postulé pour signer le Code mondial antidopage. Elle n’a pas encore été acceptée (l’IMMAF a déposé un recours devant la justice suisse après le refus de l’AMA, ndlr) mais ça n’empêche pas que l’UFC et l’IMMAF prennent très au sérieux la lutte antidopage.”