Même si son projet de Grand Stade reste copieusement critiqué, le président de la Fédération française de rugby, Pierre Camou, a franchi une nouvelle étape en signant vendredi un contrat constructeur avec le groupement Ibelys.

Dénoncé par la Cour des comptes et par les opposants à Pierre Camou, le projet de Grand Stade de la FFR s’est trouvé un allié de poids. Le premier ministre Manuel Valls était en effet présent au côté du président de la Fédération française de rugby pour la signature du contrat constructeur avec le groupement Ibelys, vendredi.

Un coût garanti de 581 millions d’euros

En vertu de ce contrat, ce stade de 82.000 places doté d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible serait édifié sur le site de l’ancien hippodrome de Ris-Orangis pour un coût garanti de 581 millions d’euros hors taxes. Manuel Valls a salué un projet sportif novateur (…) qui concerne tout un territoire. Rappelons que le premier ministre est élu de longue date du département de l’Essonne, désigné pour accueillir ce stade.

Ce projet verra-t-il pour autant le jour ? Rien n’est moins sûr. Bernard Laporte qui s’annonce comme l’un des grands favoris lors des prochaines élections de la FFR a clairement exprimé son opposition à ce Grand Stade.