Une médaille de bronze qui cache des failles à corriger pour les Bleus

Les Bleus ont décroché le bronze ce week-end au Mondial de handball, mais quelques lacunes restent à combler.

Six mois après leur décevant échec aux Jeux olympiques, l’équipe de France de handball a décroché la médaille de bronze lors des championnats du monde. Une performance encourageante, mais qui ne masque pas les nombreux défis qui attendent cette équipe en reconstruction. Privée de ses joueurs emblématiques, tels que Nikola Karabatic, Vincent Gérard et Valentin Porte, les Bleus ont montré des signes positifs, mais doivent encore combler certaines lacunes avant les prochains grands rendez-vous.

Une équipe en reconstruction

Le travail de cohésion entrepris depuis novembre dernier a porté ses fruits, avec un groupe unifié et déterminé. Le capitaine Ludovic Fabregas a d’ailleurs incarné cet esprit d’équipe en portant le maillot du gardien lors de la remise des médailles. Toutefois, cette unité reste à démontrer sur le terrain, où les Bleus ont parfois peiné à s’imposer face à des adversaires de taille. L’émergence de jeunes talents, comme Thibaud Briet, Aymeric Minne et Julien Bos, est un signe positif, mais il reste à voir si ces joueurs pourront répondre aux attentes lors des phases finales.

Dika Mem, au centre du jeu français, a été le joueur le plus constant de la compétition, terminant meilleur buteur de l’équipe avec 54 buts. Son rôle de leader offensif semble désormais consolidé. Toutefois, l’équipe a souffert de l’absence de performances exceptionnelles de ses gardiens. Rémi Desbonnet, malgré une bonne relance, a montré des signes de faiblesse en défense, avec un pourcentage d’arrêts décevant dans les matchs décisifs. En comparaison, des équipes comme le Danemark ont démontré une maîtrise inégalée à ce poste.

L’attaque, un point faible ?

L’équipe de France a également manqué de créativité offensive. Si elle a montré de l’inventivité en phase de groupe, elle a vite souffert face à des défenses organisées, peinant à trouver des décalages et à exploiter les espaces. Le manque d’efficacité des ailiers et un jeu souvent trop prévisible ont limité les possibilités. Bien que le groupe ait connu des moments de solidarité et de réussite individuelle, l’équipe devra travailler son jeu collectif et son efficacité pour espérer décrocher l’or à l’Euro de l’année prochaine.

Enfin, le sélectionneur Guillaume Gille, tout en obtenant la médaille, devra aussi réfléchir sur ses choix tactiques. L’équipe n’a jamais véritablement dominé en phase finale, et des ajustements semblent nécessaires pour faire face aux grandes équipes internationales. Le travail mené avec des joueurs comme Briet, Bos ou Mem est à saluer, mais le chemin reste encore long pour ramener la France au sommet du handball mondial.