La Starligue bascule en mode play-offs, adieu la poule unique

Après 42 ans de fidélité à une poule unique, la Starligue de handball masculin virage à 180° : play-offs pour sacrer le champion dès 2027, une révolution adoptée mardi à 82% par l’assemblée de la LNH.

Finie la domination sans faille du PSG – 11 titres d’affilée –, place à une phase finale ressuscitant l’intérêt sportif, économique et télé.

Révolution en quatre actes

« Il fallait évoluer et penser à l’avenir », assène Fabrice Boutet, président de la LNH élu en 2025, les yeux rivés sur un handball pro asphyxié par la concurrence du basket clair et écrasé par les Parisiens invaincus depuis 2015. Demi-finales aller-retour sur trois jours, avantage terrain aux deux premiers recevant 4e et 3e, puis finale sèche sur terrain neutre – Bercy, CO’Met d’Orléans ou LDLC Arena près de Lyon, toujours plus de 10 000 places pour fédérer les fans. Et un bonus : play-offs 5e à 8e places pour l’Europe. Sauf que les play-downs pour la descente ? Rejetés nets.

Et pourtant, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Boutet insiste : quand on stagne, on régresse. Croissance d’audience, salles pleines – autant frapper le fer tant que ça chauffe. Le « balle collante » imite basket, volley, rugby. Boost économique en vue pour diffuseurs, sponsors, écosystème entier. Mais les chiffres ? On ne sait pas encore si Bercy l’emportera vraiment, ni comment les joueurs encaisseront ces sprints finaux.

Compromis âprement négocié, jure Alain Aubard, coprésident UCPH et boss de Limoges. Intérêts croisés entre clubs européens gavés d’internationaux et les autres – ligne rouge : pas un match de plus, toutes compétitions confondues. D’où ces play-offs light à quatre équipes seulement, et une Coupe de France retardée pour les qualifiés européens aux quarts. Final Four pour le titre ? Dans l’idéal, glisse Aubard, mais impensable après ceux de Ligue des champions en juin. Joueurs rincés par les calendriers club-sélection. Sauf que ça bouge enfin.