À 24 heures du choc face au Bayern Munich au Parc des Princes, Luis Enrique a pris la parole ce lundi en conférence de presse. Le ton était celui d’un homme qui ne doute pas.
La « finale avant la finale ». L’expression circule depuis plusieurs jours dans les couloirs du football européen, et elle résume à elle seule l’enjeu de cette demi-finale de Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich. Deux mastodontes, deux machines à buts, deux équipes que beaucoup considèrent comme les meilleures d’Europe cette saison. Luis Enrique, lui, ne s’en cache pas — mais il a tenu à recadrer le débat.
La défense, clé du duel
Contre toute attente, l’entraîneur espagnol n’a pas voulu parler d’attaque. Alors que les deux clubs affichent des statistiques offensives identiques — 38 buts marqués chacun en phase de Ligue des Champions — c’est l’aspect défensif qu’il a placé au cœur de sa réflexion. « S’il y a des équipes qui attaquent très bien, il faut savoir comment défendre, et ce sera la clé », a-t-il martelé, balayant l’idée d’un simple festival offensif.
Un message clair adressé à ses joueurs, mais aussi, peut-être, au Bayern lui-même.
« Nous sommes au-dessus »
Fidèle à sa philosophie, Luis Enrique a refusé de désigner un favori. Mais il n’a pas non plus pratiqué la fausse modestie. Interrogé sur la comparaison entre les deux équipes, le technicien catalan a assumé une déclaration forte : « Au niveau de ce qu’on montre en tant qu’équipe, nous sommes au-dessus. Il n’y a aucune équipe meilleure que nous. »
Une conviction qu’il dit porter depuis la phase de ligue, quand le PSG avait manqué le top 8 tout en affichant, selon lui, le meilleur football d’Europe. La régularité du Bayern — seulement deux défaites cette saison — force néanmoins son respect : « Ils sont peut-être un peu au-dessus de nous à ce niveau-là. »
Paris, la revanche d’une saison
Après avoir éliminé Liverpool puis Chelsea, le PSG aborde ce nouveau défi avec l’appétit d’une équipe en mission. Mardi soir au Parc des Princes, sous les projecteurs de la plus grande scène continentale, les hommes de Luis Enrique auront l’occasion de transformer les mots en actes.
Le Bayern est prévenu.

