Griezmann veut terminer son histoire à Madrid par une Coupe avant de vivre sron rêve américain

Alors qu’un départ vers la MLS semblait imminent, Antoine Griezmann a finalement choisi de repousser son aventure américaine. À 34 ans, le Français veut refermer sa belle histoire espagnole sur une dernière page glorieuse.

Il y a des décisions qui ne se prennent pas à la légère. Celle d’Antoine Griezmann d’attendre encore avant de traverser l’Atlantique en fait partie. Annoncé tout proche d’Orlando City, le numéro 7 de l’Atlético Madrid a finalement choisi de prolonger son bail en Liga quelques mois de plus. Un choix dicté par l’attachement, la fidélité et un dernier défi à relever sous le maillot colchonero.

Une dernière danse en Espagne

Selon L’Équipe, Griezmann veut achever ce qu’il a commencé. La saison madrilène n’a pas encore livré son verdict, et l’attaquant tricolore refuse de tourner la page avant la fin du livre. Il y a d’abord cette finale de Coupe du Roi, le 18 avril, face à la Real Sociedad, son club formateur. Un symbole fort pour un joueur dont le parcours raconte autant la passion que la persévérance. « Partir avant ce rendez-vous aurait eu un goût d’inachevé », confient des proches du joueur.

Mais il y a aussi la Ligue des champions, éternelle quête de l’Atlético sous Diego Simeone. En huitièmes, les Colchoneros croisent Tottenham, une affiche qui motive un Griezmann toujours aussi influent (22 apparitions, 6 buts cette saison). Même à 34 ans, le Français garde le sens du timing : s’offrir peut-être une dernière campagne européenne avant le grand saut vers un football plus tranquille.

Le rêve américain attendra (un peu)

Outre le plan sportif, les discussions avec Orlando City n’ont pas abouti. Le club de MLS, pourtant prêt à faire de lui une star du championnat, n’a pas trouvé d’accord ni avec l’Atlético ni avec le joueur. Les conditions financières et contractuelles se sont révélées plus complexes que prévu, freinant l’opération malgré l’intérêt réciproque.

Ce n’est toutefois que partie remise. Orlando garde le contact, et d’autres franchises américaines – l’Inter Miami, le Los Angeles FC ou le CF Montréal – surveillent le dossier de très près pour l’été. Griezmann, lui, ne ferme aucune porte. Mais avant le soleil de la Floride ou les paillettes californiennes, il veut savourer encore le frisson du Metropolitano, la ferveur des soirs européens et la fidélité d’un public qui n’a jamais cessé de l’aimer.

Antoine Griezmann a souvent joué avec son instinct. Cette fois, il écoute son cœur. Madrid n’est plus un simple passage de sa carrière, c’est le théâtre de sa légende. Et tant qu’il y reste, il compte bien y tenir le premier rôle.