Le Français Victor Wembanyama a encore ébloui la NBA en guidant San Antonio vers une victoire renversante face aux Clippers. À Boston, Jayson Tatum a fait chavirer le TD Garden pour son grand retour après dix mois de galère. Une nuit d’émotion et de magie.
San Antonio et Boston ont vécu deux histoires aux allures de renaissance vendredi soir. Dans l’une, un prodige français a changé le destin d’un match à coups d’éclairs. Dans l’autre, une star américaine a retrouvé la lumière après des mois d’ombre.
Wembanyama, le magicien de San Antonio
Les Spurs semblaient condamnés face aux Clippers. À la mi-temps, la gueule de bois était totale : menés de 25 points, incapables de contenir les assauts californiens, ils donnaient l’impression d’un retour brutal sur terre après leur exploit de la veille contre Détroit. Puis, tout a basculé.
La salle de Los Angeles a soudain vu se lever un vent nommé Wembanyama. En 24 minutes d’une intensité folle, le Français a métamorphosé son équipe. Détentes, contres, tirs improbables… Chaque action semblait irréelle. Le score final (116-112) a récompensé cette révolte inattendue, menée par un Victor en mode MVP : 27 points, 10 rebonds, 4 contres et une sérénité impressionnante.
« Tous les matchs peuvent se gagner », a-t-il simplement rappelé. Derrière lui, Julian Champagnie (20 points) et De’Aaron Fox (19) ont su répondre présents pour offrir à San Antonio sa 14e victoire sur les 15 derniers matchs — une série qui commence à marquer la Ligue.
Le grand retour de Jayson Tatum
Pendant ce temps, à plus de 2 500 kilomètres, le TD Garden vibrait d’une autre émotion. Dix mois après une terrible rupture du tendon d’Achille, Jayson Tatum retrouvait le parquet. L’accueil a été à la hauteur du moment : standing ovation, chants et applaudissements nourris pour le chouchou de Boston.
Ses débuts furent hésitants, presque timides. Puis, après un panier en fin de deuxième quart-temps, tout s’est débloqué. Tatum a retrouvé son rythme, son sourire, et les Celtics ont déroulé pour s’imposer largement face à Dallas (120-100). Auteur de 15 points et porteur d’une émotion palpable, l’ailier de 28 ans a confié après le match : « C’était irréel, une journée que j’attendais depuis longtemps. »
Ce retour, il ne le doit qu’à sa persévérance. Les longs mois de rééducation, les doutes, les nuits sans sommeil… « J’ai beaucoup pleuré, mais chaque jour j’ai essayé d’avancer. » Une confession rare et touchante, saluée par ses coéquipiers et les fans. Avec ce succès, Boston (42 victoires, 21 défaites) reste en embuscade derrière Détroit dans la conférence Est.
New York voit tout en grand
La nuit NBA a aussi souri à New York, qui a écrasé Denver (142-103) grâce aux 38 points d’OG Anunoby. Face à eux, Nikola Jokic (38 points) n’a pas suffi, et la blessure de Jamal Murray a scellé le sort des champions 2023. Le coach David Adelman n’a pas mâché ses mots : « Ce n’est pas la blessure. C’est nous. On a lâché. »
Une phrase crue, mais juste : cette nuit, seuls Tatum et Wembanyama ont montré ce que croire, lutter et renaître veulent dire.

