Le FC Barcelone rêve de Julián Álvarez, mais ses moyens financiers ne suivent pas ses ambitions. En Argentine, les observateurs n’y croient plus : le club catalan multiplie les signaux sans jamais passer à l’action.
Le nom de Julián Álvarez s’annonce comme l’un des plus commentés du prochain mercato d’été. L’avant-centre de l’Atlético de Madrid, impressionnant par son efficacité et son intelligence de jeu, attire les convoitises de toute l’Europe. Et parmi elles, celle du FC Barcelone, toujours en quête d’un avant-centre capable de mener son futur projet offensif.
Mais derrière l’intérêt public du club catalan, les doutes grandissent. En Argentine, les journalistes spécialisés ne mâchent pas leurs mots face à la méthode barcelonaise. Pour Gastón Edul, reporter pour TyC Sports et proche du vestiaire des internationaux argentins, le Barça joue un numéro d’équilibriste : « On parle beaucoup de Julián, il sera au cœur du marché. Il plaît à plusieurs clubs, notamment Arsenal, Chelsea et Barcelone, qui le suivent depuis longtemps. Mais à Barcelone, ils discutent toujours, jamais ils ne proposent. »
Une critique qui fait écho à un constat récurrent : les dirigeants blaugranas multiplient les prises de contact, mais leurs finances demeurent un frein majeur dans les dossiers d’envergure. Depuis son passage à Manchester City, le Barça observe de près Julián Álvarez, sans jamais avoir transformé cet intérêt en une offre concrète.
Le mirage catalan
Le joueur, lui, n’a jamais caché son attrait pour l’Espagne. Installé à Madrid, il apprécie le pays et se verrait bien y poursuivre sa carrière. Sur le papier, Barcelone aurait donc un coup à jouer. « Julián aime la vie en Espagne, il n’a pas envie de retourner au froid de l’Angleterre. Mais le Barça doit cesser de sous-entendre et commencer à agir », souligne encore Edul.
Et c’est là que le bât blesse : en l’état, aucun mouvement concret n’a été observé du côté du Camp Nou. « Ils contactent le cercle proche du joueur, ils laissent filtrer qu’ils le veulent, mais quand il faut mettre l’argent, il n’y a plus personne. C’est un grand joueur et son prix est à la hauteur », tranche le journaliste argentin.
Cette déclaration résume à elle seule la situation paradoxale du Barça : un club qui continue de séduire, dont le nom reste synonyme de prestige, mais qui n’a plus les moyens de rivaliser avec les géants économiques de la Premier League.
Alors que Chelsea et Arsenal préparent des offres possibles pour cet été, Barcelone semble une fois de plus jouer la carte du désir sans lendemain. Dans un marché où la parole ne suffit plus, Julián Álvarez restera probablement un rêve romantique de plus pour un Barça qui a encore du mal à transformer ses ambitions en actes.


