L’ancien coureur professionnel français Steve Chainel a dévoilé dans une interview choc sa véritable opinion sur «Spartacus» : le triple vainqueur du Tour des Flandres reste, à ses yeux, le coureur qu’il n’a jamais pu apprécier en carrière.
En pleine saison des classiques, le calendrier cycliste 2025 invite naturellement à revisiter le palmarès des plus grands «classicmen» de l’histoire. Fabian Cancellara figure en bonne place : triple vainqueur du Tour des Flandres (2010, 2013, 2014) et de Paris-Roubaix (2006, 2010, 2013), le Bernois s’est imposé comme l’un des monuments du pavé européen. Mais derrière la légende, les témoignages de ses anciens rivaux révèlent une personnalité bien moins consensuelle que ses victoires.
«Fabian Cancellara ? Un connard ! Je le détestais et, encore aujourd’hui, j’ai du mal à passer outre. On était les « Francese di merda » selon lui.»— Steve Chainel, consultant Eurosport, sur Winamax TV
Dans une longue interview accordée à l’émission L’Échappée sur Winamax TV, Steve Chainel — désormais consultant pour Eurosport et champion de France de cyclocross 2018 — n’a pas mâché ses mots face à «Spartacus». L’ancien professionnel français décrit un Cancellara prompt aux insultes dans le peloton, notamment envers les coureurs francophones. Un comportement qu’il attribue plus généralement à certains coureurs italiens et qu’il juge en décalage total avec l’attitude d’autres grandes figures des classiques comme Tom Boonen, Lars Boom, Sylvain Chavanel ou David Millar, qui, eux, prenaient le temps de lui parler et de lui témoigner du respect.
Chainel pousse même la comparaison jusqu’à inclure Lance Armstrong dans son classement personnel des coureurs fréquentables. «J’ai fait un Tour des Flandres aux côtés de Lance Armstrong, qui était chez Radioshack. Même lui m’a mis une petite tape sur le cul, donc il me connaissait», raconte le Français. Une anecdote révélatrice : pour Chainel, Cancellara reste l’unique coureur de sa carrière dont il n’a jamais reçu le moindre signe de respect. Avant de nuancer, à contrecœur : «C’est d’ailleurs peut-être pour ça que c’est un champion.»


