Ce dimanche 27 avril, la 112e édition de Liège-Bastogne-Liège, dernier Monument du printemps, promet de tenir toutes ses promesses. Tadej Pogacar, grand favori, sera attendu au tournant par un Remco Evenepoel revanchard et un Paul Seixas en état de grâce après sa Flèche wallonne. Le plateau ardennais n’a jamais été aussi électrique.
Un mois de classiques de printemps somptueux touche à sa fin, et Liège-Bastogne-Liège s’apprête à en être le bouquet final. Déjà vainqueur de la Doyenne en 2021, 2024 et 2025, Tadej Pogacar court dimanche après un quatrième sacre qui l’alignerait sur les records de Moreno Argentin et Alejandro Valverde, deux fois moins qu’Eddy Merckx. Le champion du monde slovène, 27 ans, pourra s’appuyer sur un collectif UAE solide — Benoît Cosnefroy a signé un printemps ardennais remarquable (3e à l’Amstel, 4e à la Flèche) — mais ses rivaux ne lui laisseront aucun centimètre de répit sur les 260 kilomètres de la course.
Remco Evenepoel, double champion olympique à Paris-2024, aborde cette 112e édition dans un état de forme exceptionnel. Diminué par un accident hivernal lors de l’édition 2025, le Belge est revenu en trombe sur l’Amstel Gold Race où il a dominé le sprint face à Skjelmose. À Liège, ses routes d’entraînement depuis l’enfance, le coureur de 26 ans connaît chaque bosse, chaque virage. Sa stratégie ? Rester au contact de Pogacar coûte que coûte, et régler la course au sprint — sa vraie arme dans les Ardennes. Un triplé sur la Doyenne ferait de lui une légende belge à part entière.
À seulement 19 ans, Paul Seixas est déjà le sujet de toutes les conversations dans le peloton. Vainqueur magistral de la Flèche wallonne mercredi, auteur d’un printemps 2026 sidérant — sept victoires dont le Tour du Pays basque —, le leader de Décathlon CMA CGM s’attaque pour la première fois à Liège en tant que professionnel. Il l’avait déjà remportée chez les juniors en 2024, sur ce même parcours. Evenepoel lui-même reconnaît que le jeune Français « a moins de coffre » sur 260 kilomètres, mais les observateurs retiennent surtout qu’il a brisé tous les pronostics cette semaine déjà. Même Seixas tempère ses ambitions face à Pogacar : « On parle peut-être du meilleur coureur de tous les temps. » Une phrase qui, dimanche, pourrait devenir le point de départ d’une grande histoire.

