Cinquième au départ, loin derrière au chrono, Éric Perrot a remonté tout le monde ou presque. À Ruhpolding, le Savoyard termine deuxième d’une poursuite qu’il a attaquée sans calcul.
Tout avait pourtant mal commencé avec deux fautes dès le premier tir couché. « Je mets sur la gauche, assez bêtement parce que je regardais plus le vent que ma cible mais le vent était plutôt dans ma tête », a souri Perrot au micro de la chaîne L’Équipe. Le Français a ensuite lâché les chevaux. « J’ai donné le maximum », glissait-il, « content de sa course » et « fier de son temps de ski global ». Sans penser, juste pousser. Revenir. Se mêler à la bataille. Derrière Johannes Dale-Skjevdal, il a signé une course pleine, presque libre.
Le regard déjà tourné vers février
Deuxième du classement général derrière Tommaso Giacomel, Perrot avance avec une idée fixe. « Je me concentre sur les Jeux. Maintenant, je sais que le meilleur reste à venir, ma forme continue à monter. » Et ça se voit, même dans le froid bavarois.

