Dacia Sandrider mettra fin à son programme rallye-raid après 2026

L’écurie du nonuple champion du monde Sébastien Loeb se retirera du Dakar et du rallye-raid en 2027, un an plus tôt que prévu, après avoir atteint son objectif de victoire avec Nasser Al-Attiyah.

C’est la fin annoncée d’une aventure express dans le monde du rallye-raid. Dacia Sandrider, l’écurie soutenue par le groupe Renault et emmenée par Sébastien Loeb, mettra un terme à son programme à l’issue de la saison 2026. La marque ne prendra donc pas part au Dakar 2027, a confirmé jeudi une porte-parole à l’AFP, entérinant une information du site Motorsport.

« À l’origine, le programme devait s’arrêter après le Dakar 2027, mais Dacia n’y sera pas, même si elle participera à l’ensemble du championnat du monde des rallyes-raids (W2RC) en 2026 », a précisé cette source. L’équipe disputera donc les quatre dernières manches de la saison : le Portugal en mars, l’Argentine en mai, le Maroc à l’automne et la finale à Abou Dhabi en novembre.

Pour cette ultime campagne, Dacia Sandrider alignera trois voitures confiées à ses figures de proue, Sébastien Loeb et Nasser Al-Attiyah, épaulés par Lucas Moraes, champion du monde 2026 avec Toyota, et l’Espagnole Cristina Gutiérrez.

La marque roumaine n’a pas détaillé les raisons de cette décision anticipée, mais selon Motorsport, le programme initial visait une victoire au Dakar en trois ans — un objectif atteint dès la deuxième tentative avec le sacre éclatant de Nasser Al-Attiyah en janvier dernier. Le pilote qatari, 55 ans, remportait alors son sixième Dakar, le premier avec Dacia, au terme d’une épreuve âpre en Arabie saoudite. Son copilote, le Belge Fabian Lurquin, ancien partenaire de Loeb, décrochait à cette occasion sa première victoire sur la classique du désert.

Loeb, de son côté, a conclu sa dixième participation au pied du podium, quatrième à une quinzaine de minutes du vainqueur. Victime de multiples crevaisons, le nonuple champion du monde des rallyes avait néanmoins salué la progression du projet et assuré ne rien « regretter ».

Pour Dacia Sandrider, la dernière étape est désormais claire : viser le titre mondial avant de tourner la page. Après deux saisons marquées par des progrès rapides et une victoire historique, la marque se retire sur une note triomphale, au moment où le rallye-raid entame un nouveau cycle technologique et stratégique.