L’élection pour la présidence de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) n’a jamais passionné autant. Il oppose deux légendes du sport pour succéder au Sénégalais Lamine Diack : le Britannique Sebastien Coe et l’Ukrainien Sergueï Bubka.

Les délégués (214 pays vont se prononcer, chacun a 1 voix) vont devoir choisir leur camp mercredi à Pékin, en marge des Championnats du monde. Deux poids lourds de l’histoire de l’athlétisme veulent succéder à Lamine Diack à la tête du sport roi des Jeux olympiques. D’un côté, Sebastien Coe, une légende du demi-fond, qui après avoir été double champion olympique du 1500 m (1980/1984) a dirigé l’organisation des Jeux de Londres en 2012. De l’autre, Sergueï Bubka, le tsar de la perche, champion olympique et six fois champion du monde qui a amélioré à 35 reprises son record planétaire.

Coe a les faveurs des pronostics. Il vient de faire une ultime proposition pour séduire les petites nations : la redistribution aux fédérations nationales de la moitié des 44 millions de dollars alloués par le Comité international olympique (CIO) à l’IAAF, au titre du partage des bénéfices des JO. Le Britannique s’est également prononcé en faveur d’une agence antidopage indépendante, qui permettrait d’alléger le travail de l’Agence mondiale antidopage (AMA), et de lutter plus efficacement contre le dopage dans l’athlétisme. Il part favori, mais Bubka n’a pas abdiqué. Je suis très confiant, a indiqué l’ancien perchiste. Je suis un homme de résultat. On verra mercredi, a ajouté Bubka, qui a reçu sur place les renforts de Vitali Klitschko, ex-champion du monde de boxe chez les lourds, et de l’ancienne star du football Andreï Shevchenko. L’Ukrainien a néanmoins annoncé qu’il accepterait un poste de vice-président s’il devait être battu. Un aveu de faiblesse de sa part ? Ce qui fait dire finalement au président de la fédération italienne (Fidal), Alfio Giomi, qui votera Coe : Coe président et Bubka vice-président, c’est un ticket rêvé.