Finaliste de Ligue des champions, sous pression financière, Mikel Arteta s’apprête à bousculer son effectif cet été. Plusieurs cadres pourraient partir pour financer les ambitions du club. Le grand ménage commence.
La gloire a un prix. Après avoir dépensé 267 millions de livres nets en 2025 et décroché une place en finale de Ligue des champions face au PSG — synonyme de 122 millions de livres de primes UEFA — Arsenal entre dans une période de transition forcée. Mikel Arteta le sait mieux que quiconque : pour reconstruire, il faudra d’abord dégraisser.
Une règle qui change tout
La Premier League impose dès 2026-2027 un nouveau plafond : les clubs ne pourront consacrer que 85 % de leurs revenus aux salaires et transferts. Arsenal, qui affiche les dépenses nettes les plus élevées du championnat anglais — 257 millions de livres — et une perte minimale de 1,4 million pour l’exercice 2024-2025, se retrouve en première ligne.
Le club n’est pas en urgence de vendre avant d’acheter. Mais générer des revenus via les transferts est devenu une condition sine qua non pour conserver la flexibilité nécessaire aux ambitions d’Arteta. Les scénarios ont été préparés tôt, en amont de l’ouverture officielle du mercato.
Premier signal concret : le départ de Jakub Kiwior à Porto, activé via clause, pour 19 millions de livres. Une mise en jambes.
Les grands noms sur la liste
Ce n’est pas un secret que les directions des grands clubs gardent à portée de main une liste de joueurs « vendables ». Celle d’Arsenal cet été serait particulièrement fournie. Du côté des cadres, Ben White, Leandro Trossard et Gabriel Martinelli sont cités comme les profils susceptibles de générer des liquidités importantes — courtisés, coûteux à maintenir, et suffisamment bankables pour attirer des offres substantielles.
Plus surprenant : deux joyaux de l’académie, Myles Lewis-Skelly et Ethan Nwaneri, figureraient également dans les réflexions. Des joueurs formés au club, donc sans coût d’acquisition, dont la vente représenterait un bénéfice net pur — le type d’opération qu’apprécient particulièrement les comptables de la Premier League.
Attaquer pour mieux reconstruire
L’objectif n’est pas de démanteler, mais de réorienter. Les liquidités générées serviraient à financer un mercato offensif ciblé : Julian Alvarez (Atlético Madrid), Khvicha Kvaratskhelia (PSG), Anthony Gordon (Newcastle) ou encore Batrakov font partie des noms évoqués. Une ligne d’attaque, des flancs défensifs, un milieu renforcé — Arteta dessine les contours d’une équipe taillée pour aller plus loin.
Les sources recoupées ce matin — Goal, MercatoLive, LaoDong — s’accordent sur la réalité de cette stratégie, sans pour autant fournir de liste exhaustive ni de calendrier précis. Le mercato n’ouvre officiellement qu’à fin juin. D’ici là, tout reste spéculatif.
Mais la pression financière, elle, est bien réelle. Et chez Arsenal, le grand nettoyage estival a déjà commencé dans les esprits.


