Budapest, le 30 mai 2026. PSG contre Arsenal. Mais derrière ce choc de titans se cache un duel encore jamais vu dans l’histoire de la Coupe d’Europe : Luis Enrique et Mikel Arteta, tous deux formés à l’école du FC Barcelone, tous deux Espagnols, s’affronteront pour le titre suprême. Une première absolue qui donne une dimension supplémentaire à cette finale hors norme.
L’ADN Barça en finale, sans le Barça
C’est la première fois que deux entraîneurs espagnols dirigeront des équipes en finale de la Ligue des Champions, et ce, sans qu’aucun club espagnol ne soit présent à ce stade de la compétition. Le paradoxe est savoureux. Luis Enrique et Mikel Arteta sont tous deux passés par le FC Barcelone comme joueurs, avant de bâtir leur identité tactique autour des principes du jeu catalan. Et pourtant, c’est à Paris et à Londres qu’ils ont planté leur drapeau. Le PSG de Luis Enrique et l’Arsenal de Mikel Arteta ne sont pas arrivés à Budapest en pratiquant un football flamboyant : ils ont atteint la finale grâce à leur ténacité, leur discipline et une défense quasi impitoyable. Deux élèves du beau jeu devenus pragmatiques par nécessité. C’est aussi ça, le chemin vers la gloire.
Luis Enrique, l’homme aux records, face à Arteta et son rêve inachevé
Luis Enrique abordera cette finale fort d’un solide bilan dans les matchs à enjeux : il a remporté 14 des 15 finales qu’il a disputées avec ses clubs, et affiche un parcours sans défaite en phases à élimination directe de la Ligue des Champions face aux clubs anglais, ayant remporté ses sept précédentes confrontations contre eux. En face, Mikel Arteta joue lui sa première finale européenne en tant qu’entraîneur. L’entraîneur basque espère offrir à Arsenal sa première Coupe d’Europe : le club londonien avait déjà atteint la finale une fois, sous la houlette d’Arsène Wenger, mais s’était incliné face à Barcelone. Le destin a le sens de l’ironie — c’est aujourd’hui un autre Espagnol, formé à ce même Barça, qui se dresse sur son chemin.
Budapest comme théâtre d’un duel de légendes
Luis Enrique a fait de Paris l’une des plus grandes équipes de l’ère moderne, avec un parcours cette saison qui a éliminé Chelsea, Liverpool et le Bayern Munich. Après avoir terminé huitième et cinquième de la Premier League en 2021 et 2022, l’équipe d’Arteta a terminé à la deuxième place lors de chacune des trois dernières campagnes — et c’est cette saison qu’Arsenal franchit enfin le dernier palier. Le 30 mai à 18h à la Puskás Aréna de Budapest, l’Espagne sera donc doublement représentée, sans porter un maillot rouge ou blaugrana.

