Le rapport de la commission d’évaluation des candidatures de Pékin (Chine) et Almaty (Kazakhstan), seules villes en lice pour organiser les jeux Olympiques d’hiver 2022 a été publié lundi par le Comité International Olympique (CIO), avant une présentation dans une semaine aux membres de l’instance olympique. Ce rapport ne permet pas de dégager un favori.

Selon le CIO, la vision d’Almaty pour les Jeux est ancrée dans le désir d’accélérer les réformes économiques et sociales, de tirer profit de l’héritage du pays en matière de sports d’hiver et de mettre en valeur les aspects positifs d’Almaty et du Kazakhstan. Pékin, qui met en avant l’expérience des JO d’été 2008, a de son côté l’ambition de faire des sports d’hiver une activité ordinaire de la population afin, à terme, d’améliorer la forme physique et la santé en général, explique le CIO.

Les candidats incités à mettre l’accent sur l’héritage des jeux

Pour la première fois figurent parmi les sujets abordés avec les comités de candidature des questions concernant des garanties sur l’application des valeurs de la charte olympique, notamment la question de la non-discrimination qui avait soulevé de graves problèmes lors des JO de Sotchi en 2014. Mais les deux villes ont surtout été régulièrement encouragées à intégrer dans leur candidature l’esprit de l’Agenda olympique 2020, qui prévoit des réformes visant à offrir une plus grande flexibilité dans le cadre de la procédure de candidature, mettre davantage l’accent sur l’héritage, réduire les coûts et privilégier la durabilité, a rappelé le CIO.

Pékin aurait besoin de neige artificielle, pas Almaty

Ainsi, le projet d’Almaty, un concept compact, selon le rapport, s’appuie sur de nombreuses infrastructures existances ou rénovées en 2011 pour les Jeux asiatiques d’hiver, telles que la station de ski de Shymbulak, construite en 1950, et le Palais des sports Baluan Sholak, édifié en 1967. Cela offre une bonne expérience pour les athlètes, une efficacité en termes de coûts et d’exploitation avec un impact environnemental bas, estime le rapport qui met en avant à Almaty les abondantes chutes de neige naturelle qui réduisent les besoins en eau et en énergie nécessaires pour la neige artificielle. Au contraire du projet chinois où l’importante dépendance en neige artificielle dans tous les sites, surtout à Yanqing, est soulignée. La dépendance à la neige artificielle nécessiterait de détourner de l’eau des réservoirs actuels et pourrait avoir des impacts sur l’agricutlure, souligne le rapport qui s’interroge aussi sur la qualité de l’air, problème récurrent à Pékin.

La capitale chinoise, qui mise sur un projet éclaté, propose un concept régional qui vise à développer un marché des sports d’hiver au profit de plus de 300 millions de personnes vivant dans le nord de la Chine.

Le choix de la ville hôte des JO d’hiver 2022 interviendra le 31 juillet prochain à Kuala Lumpur lors de sa 128e session du CIO. Avant cela, les deux villes candidates présenteront leur projet aux membres du CIO lors du briefing le 9 juin au Musée olympique de Lausanne avant une nouvelle présentation la veille du vote.

Les prochains jeux d’hiver se tiendront en 2018 en Corée du Sud à Pyeongchang.

Le processus de désignation de la ville-hôte