Pour sa première participation à la Route du Rhum, Yoann Richomme, 35 ans, signe une victoire magistrale. Le skipper de Veedol-AIC a pris la tête le lendemain du départ pour ne jamais la lâcher. Premier Class40 à Pointe-à-Pitre, il a coupé la ligne à 17 heures 22, après 16 jours, 03 heures, 22 minutes et 44 secondes.

Considéré comme l’un des favoris de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, Yoann Richomme aura parfaitement assumé ce statut, lui qui confiait avant de s’élancer de Saint-Malo le 4 novembre : « Je ne peux le cacher : j’ai monté ce projet pour gagner ». Entre le dire et le faire, il y quand même une sacrée marge, en l’occurrence 3 542 milles d’une transat qui, en cette édition du quarantenaire, aura été particulièrement sélective, proposant du gros temps et de l’alizé musclé.

Après avoir passé le cap Fréhel en 8e position, laissant à Antoine Carpentier les honneurs de quitter la baie de Saint-Malo en tête, il a pris les commandes de la flotte après un peu plus de 24 heures grâce à une option Ouest qui lui a permis d’être le premier à toucher une rotation de Nord-Ouest avant d’attaquer un premier front qui sera fatal à certains de ses concurrents (Louis Duc et Nicolas Troussel). Et s’il n’est pas épargné par des bleus un peu partout et des pépins techniques comme les autres, il en ressort solidement en tête, son choix de départ lui permettant, au moment d’attaquer un long bord tribord cap au Sud de croiser devant Phil Sharp, Aymeric Chappellier et Luke Berry. Dès lors, le skipper de Veedol-AIC ne va cesser de creuser l’écart sur ses rivaux, attaquant l’autoroute des alizés avec un matelas de 100 milles d’avance sur le duo Sharp-Chappellier. Passé à la Tête à l’Anglais mardi à 1h45 (heure locale), Yoann Richomme aura bouclé le tour de la Guadeloupe en un peu plus de 10 heures, coupant la ligne d’arrivée à 17 heures 22 minutes heure française, après 16 jours 03 heures 22 minutes et 44 secondes de mer. Il s’octroie chemin faisant, le nouveau temps référence de l’épreuve, détrônant le tenant du titre, l’espagnol Alex Pella de plus de 14 heures.