Depuis plusieurs années, la voile française a retrouvé un bon niveau international. Après des JO ratés à Londres où elle n’avait remporté qu’une médaille de bronze, la France aborde ceux de Rio avec de grandes ambitions.

Pour les Jeux olympiques de Rio (5-21 août), la Fédération française de voile (FFV) n’a pas souhaité fixer d’objectif particulier en terme de médailles. Mais elle estime que sur les dix épreuves présentes, sept sont très médaillables. Le président de la FFV, Jean-Pierre Champion, confirme ces ambitions en s’appuyant sur les résultats des équipages français lors des championnats du monde (7 podiums) et sur la qualité du groupe français présent à Rio. Médaillé de bronze à Londres en Finn, Jonathan Lobert est une réelle chance de médaille et tentera d’améliorer son résultat britannique.

Les plus grandes probabilités de médaille et de titre olympique viennent du duo mixte composé de Billy Besson et Marie Riou dans l’épreuve de catamaran Nacra 17. Les deux Français sont quadruples champions du monde et sont les favoris dans l’épreuve de catamaran, qui fait son retour aux Jeux. Plusieurs équipages champions du monde lors des dernières années peuvent également croire en leurs chances de médaille comme Camille Lecointre et Hélène Defrance en 470. Deuxième des derniers championnats du monde de Laser, Jean-Baptiste Bernaz a toutes ses chances lui aussi pour grimper sur le podium olympique. En planche à voile, l’équipe de France peut aussi espérer des médailles grâce à Charline Picon, championne du monde 2014 chez les femmes, et Pierre Le Coq, champion du monde masculin en 2015. Au Brésil, les Bleus ont donc de réelles chances de médailles mais devront lutter face aux nations fortes de la voile comme la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou encore les Pays-Bas.

Sébastien Crouzol