Mardi, le nouveau monocoque Charal (un Imoca de 18,28 m), a été mis à l’eau à Port-la-Forêt. Jérémie Beyou, 3e du dernier Vendée Globe, s’enthousiasme devant son tout nouveau monocoque avec son “côté dragster”.

“Il a un côté agressif, un côté dragster. On a des lignes qui plongent, un tableau arrière assez rond, à la différence des anciens Imoca, plus cubiques. On voit beaucoup ces lignes sur des voitures de sports. Et puis il y a cette tête de taureau (logo de son sponsor), c’est du jamais vu”, commente le skipper. Le nouveau monocoque de 60 pieds, habillé de noir et d’argenté, est sorti mardi de son hangar équipé des foils, ses fameux appendices qui permettent aux bateaux de s’élever au dessus de l’eau pour en quelque sorte +voler+.

Charal, plutôt léger (près de 7 tonnes), n’avait pas encore la quille ni le mât, qui sera posé jeudi à Lorient. “La sortie de l’atelier est un moment symbolique. C’est un moment où la vie s’arrête, les techniciens posent les outils et regardent le bateau sortir et prendre la lumière. Les choses sérieuses commencent à partir du matage”, a indiqué Beyou. Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2014, 2011, 2005) effectuera ses premières navigations dans la foulée avant une première compétition avec le Défi Azimut (21-23 septembre au départ de Lorient). L’objectif est d’être fin prêt pour la course mythique en solitaire, la Route du Rhum (départ le 4 novembre de Saint-Malo) avec en ligne de mire le prochain Vendée Globe en 2020.