Rome : Sorana Cirstea, 36 ans et pas encore finie, file en demi-finales

À l’automne d’une carrière qu’elle s’apprête à clore, la Roumaine Sorana Cirstea continue d’écrire de belles pages sur la terre romaine. Mardi, elle a décroché sa place dans le dernier carré du WTA 1000 de Rome avec une maîtrise déconcertante.

Il y a des histoires que le tennis sait raconter mieux que quiconque. Celle de Sorana Cirstea en est une. À 36 ans, la Roumaine — qui a annoncé que cette saison serait la dernière de sa carrière professionnelle — n’en finit plus de repousser les limites du temps et des pronostics.

Mardi au Foro Italico, la 27e mondiale a écarté la Lettone Jelena Ostapenko (36e) sur le score de 6-1, 7-6 (0) en une heure et demie de jeu. Une victoire propre, solide, qui lui ouvre les portes des demi-finales, où elle affrontera l’Américaine Coco Gauff (4e) ou la Russe Mirra Andreeva (7e).

Ce résultat n’est pas une surprise tombée du ciel. Deux jours plus tôt, Cirstea avait déjà créé la sensation en éliminant la numéro un mondiale Aryna Sabalenka en trois sets accrochés (2-6, 6-3, 7-5), confirmant que sa présence dans le tableau principal ne relevait pas du hasard.

Sur le circuit depuis 2007, la Roumaine a remporté quatre titres au cours de sa carrière, dont un cette année à Cluj, dans son pays natal. Cette demi-finale à Rome est sa troisième dans un tournoi WTA 1000, le niveau juste en dessous du Grand Chelem — elle avait atteint une finale à Toronto en 2023, perdue au dernier obstacle.

À la sortie du court, les mots ont jailli avec une sincérité désarmante. « J’ai toujours dit qu’il n’y avait pas de date d’expiration pour l’ambition et les rêves. Me retrouver en demi-finale à Rome, c’est incroyable », a-t-elle confié, visiblement émue.

Quant à l’hypothèse de prolonger l’aventure si elle venait à triompher ici, Cirstea l’a balayée d’un sourire. La retraite reste programmée. Mais d’ici là, Rome lui appartient encore un peu.