À onze jours du coup d’envoi de Roland-Garros, Iga Swiatek a livré mercredi à Rome sa meilleure copie de la saison.
La Polonaise, troisième joueuse mondiale, a dominé de bout en bout l’Américaine Jessica Pegula (5e) en quarts de finale du WTA 1000 romain, s’imposant sèchement 6-1, 6-2 en moins d’une heure pour décrocher sa première place en demi-finale sur le circuit en 2026.
Une victoire qui sonne comme une libération. Avant ce carré final, Swiatek n’avait battu aucune joueuse du top 10 de toute la saison, concédant quatre défaites consécutives face à l’élite. Depuis un premier tour poussif contre Caty McNally (63e mondiale), la Varsovienne a haussé le ton match après match, ne concédant que sept jeux en trois rencontres. Une montée en régime qui tombe à pic avant la Porte d’Auteuil.
Trois fois victorieuse à Rome — en 2021, 2022 et 2024 — et quadruple lauréate à Paris, l’ancienne numéro une mondiale a également changé de staff technique. Depuis quelques semaines, elle s’entraîne sous la houlette de l’Espagnol Francisco Roig, ex-entraîneur de Rafael Nadal, le roi incontesté de la terre battue. Un choix fort, symbolique, dont les effets semblent déjà se faire sentir.
En demi-finale, Swiatek défiera Elena Rybakina (2e) ou Elina Svitolina (10e), dans l’espoir d’une finale qui consoliderait sa confiance avant Paris.
De l’autre côté du tableau, Coco Gauff (4e) affrontera la Roumaine Sorana Cirstea (27e), révélation du tournoi. À 36 ans et lors de ce qui pourrait être sa dernière saison professionnelle, Cirstea réalise le meilleur parcours de sa carrière dans la Ville éternelle — un conte de fée qui mérite à lui seul le déplacement.

