Revanchards, les Anglais font plier l’Australie

Un an après leur défaite spectaculaire face aux Wallabies, les Anglais ont pris une éclatante revanche samedi à Twickenham, en s’imposant 25 à 7 au terme d’un match qu’ils ont globalement maîtrisé.

L’an passé, les hommes de Steve Borthwick n’avaient pas réussi à s’imposer face aux nations majeures de l’hémisphère Sud. Cette fois, ils entament parfaitement leur série automnale, avant d’affronter successivement les Fidji, la Nouvelle-Zélande et l’Argentine.

Deuxièmes du dernier Tournoi des Six Nations derrière la France, et déjà vainqueurs de l’Argentine en juillet malgré l’absence de plusieurs cadres retenus avec les Lions britanniques, les Anglais confirment leur montée en puissance.

Pour les Wallabies de Joe Schmidt, cette défaite, une semaine seulement après un court succès contre le Japon (19-15), fait office d’avertissement avant la suite de leur tournée en Italie, Irlande et France. Dominés dans le combat au sol comme dans les airs, les Australiens devront hausser leur niveau s’ils veulent conserver leurs chances d’intégrer le Top 6 mondial, synonyme de chapeau 1 pour le tirage du Mondial 2027 à domicile.

Moins spectaculaire que le duel de l’an dernier (42-37), ce nouveau choc a été marqué par un jeu haché et de nombreuses fautes. Les deux équipes ont largement recours au jeu au pied haut, donnant lieu à une série de duels aériens intenses entre Joseph Sua’aili’i et Tommy Freeman.

C’est d’ailleurs sur l’un de ces ballons hauts que l’Angleterre a ouvert la marque : sous un coup de pied d’Alex Mitchell, l’arrière Joe Roebuck s’est imposé avant de servir Sam Underhill, puis Ben Earl, auteur du premier essai sous les poteaux (21e, 10-0).

Menacés de craquer, les Wallabies ont réagi grâce à un éclair de Harry Potter, interceptant une passe et filant sur 80 m pour réduire l’écart (34e, 10-7).

Mais la seconde période fut totalement à l’avantage des Anglais, portés par une défense acharnée et une supériorité nette dans les rucks. Après un nouveau duel aérien remporté par Roebuck, le jeune troisième ligne Henry Pollock a donné de l’air aux siens (59e, 15-7).

En fin de match, la puissance du pack anglais a fait la différence : Mitchell, opportuniste (72e), puis le talonneur Luke Cowan-Dickie, en force (75e), ont scellé la victoire d’une Angleterre retrouvée.