Privé de nombreux internationaux, le Stade Toulousain n’a rien perdu de sa superbe. Leader imperturbable du Top 14, le club haut-garonnais a aisément dominé Bayonne (31-10), samedi soir à Ernest-Wallon, lors de la 16e journée.
Malgré l’absence de onze Bleus retenus à Marcoussis pour préparer le Tournoi des Six Nations, les Rouge et Noir ont continué d’imposer leur rythme. Le retour convaincant de Pierre-Louis Barassi, auteur d’un essai, a notamment permis aux champions de France de décrocher le bonus offensif. Toulouse compte désormais onze points d’avance sur son dauphin Pau, en déplacement à Toulon dimanche soir.
Sous une pluie continue qui a rendu les échanges brouillons, les deux équipes ont peiné à trouver de la fluidité. Les nombreuses absences toulousaines et bayonnaises ont pesé, tout comme les accrocs d’un premier acte haché par les fautes et les accrochages. Mais la patience des hommes d’Ugo Mola a fini par être récompensée.
Juste avant la pause, après une longue séquence dans les 22 mètres visiteurs, l’Aviron a subi deux exclusions temporaires coup sur coup. Sireli Maqala et Guillaume Martocq ont laissé leurs partenaires à treize, offrant à Toulouse une première brèche exploitée par Teddy Thomas sur une passe sautée signée Delpy (10-3, 40e).
Malgré cette double supériorité numérique, les Toulousains ont mis du temps à décrocher. Il a fallu attendre l’heure de jeu pour qu’ils prennent définitivement le large. Facundo Bosch, sanctionné d’un nouveau carton jaune, a vu Barassi, tout juste entré, inscrire un essai plein d’autorité (17-3, 60e).
Revenu après plus de deux mois d’absence en raison d’une commotion subie avec le XV de France face aux Fidji, le centre international a aussitôt retrouvé ses marques, incarnant la fraîcheur d’un banc toulousain décisif. Paul Graou, très remuant, puis le jeune Paul Costes ont scellé la victoire et conforté le bonus offensif, même si Bayonne a failli le priver de ce point précieux dans les dernières minutes.
Rien ne semble pouvoir enrayer la marche du Stade Toulousain, toujours plus dominateur, même amoindri. À l’inverse, Bayonne, englué dans une série difficile et perturbé par des turbulences internes, reste 11e avant de recevoir le Racing 92 dans deux semaines.

