Malgré la victoire compliqué face aux Tonga (23-21), Jacques Brunel, le sélectionneur du XV de France, préfère retenir le positif et la qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde. La Méthode Coué est contestable… mais c’est celle qu’il a adoptée.

QUESTION: Retenez-vous davantage la qualification ou le contenu, poussif ?
REPONSE: “D’abord la qualification parce que c’était notre premier objectif, pas facile, dans une poule compliquée. Il y avait des étapes à passer, on les a passées quelques fois avec difficulté mais on les a passées. Aujourd’hui (dimanche) c’était une étape différente, passée avec difficulté. La qualification nous satisfait pleinement.”

Q: Le contenu vous inquiète-t-il ?
R: “Non, je suis insatisfait comme les joueurs qui sont frustrés. On a bien attaqué, eu des occasions franches de scorer assez lourdement en première mi-temps. Mais on a fait des fautes de main par précipitation, maladresse. On aurait voulu réaliser une copie meilleure. Donc il il y a encore du travail.”

Q: Samedi prochain se profile l’Angleterre pour une finale de la poule…
R: “Bien sûr que l’adversaire qui se présente est redoutable, on a suivi son parcours. On connaît la difficulté qui nous attend. Mais je crois que ce sera un bon rendez-vous avant notre quart de finale.”

Q: Comment expliquez-vous votre seconde période, “perdue” ?
R: “Je l’explique sans doute par la crispation. On aurait voulu prendre plus le large. Je répète qu’on a eu les occasions et puis on a fait des fautes de main. On a voulu reprendre (en seconde période) par là où on avait bien commencé, en occupant le terrain au pied. Malheureusement on n’a pas pu.”

Q: Qu’avez-vous pensé de l’arbitrage dans la zone des regroupements ?
R: “Je ne vais pas parler d’arbitrage, il faut que je prenne le temps de revoir les situations. Mais effectivement par moments cela s’apparentait à de la natation (les Tongiens plongeaient dans les rucks, NDLR). C’était difficile d’avoir des libérations rapides et de pouvoir mettre en place notre jeu.”