Une semaine agitée, un voyage piégeux, mais la machine toulousaine a encore tourné à plein régime. Malmené au retour des vestiaires, le Stade Toulousain est allé s’imposer avec le bonus offensif à Gerland (41-19), son premier succès à Lyon depuis huit ans. De quoi repartir de l’avant et rester co-leader du championnat avec Pau.
Ce n’était pas une promenade. Bousculés par un LOU combatif, les Toulousains ont longtemps dû batailler pour imposer leur jeu. La puissance du pack et la justesse de Paul Graou ont fait la différence dans un premier acte solide mais irrégulier. Bertrand a d’abord lancé les hostilités, ouvrant la voie à Clément Verge pour un essai plein de puissance (10e). Maraku puis Chat ont répondu avec un bel essai collectif lyonnais (20e), avant que Graou ne conclue juste avant la pause pour remettre son équipe dans le bon sens (7-12).
Lyon recolle, Dupont accélère
Mené, le LOU a réagi au retour des vestiaires. En trois minutes, Thomas Moukoro (45e) puis Jiuta Wainiqolo, sur un mouvement flamboyant initié par Couilloud (48e), ont renversé le score et fait rugir Gerland (19-12). Mais la résistance lyonnaise n’a pas tenu.
Graou, omniprésent, remettait Toulouse devant en servant Brennan à la perfection. Puis les entrants, emmenés par Roumat et l’inévitable Dupont, ont fait basculer le match. Roumat en bout de ligne (62e), Costes après une ouverture géniale du capitaine des Bleus (72e) : Toulouse reprenait de la marge et le contrôle total du jeu.
Le bonus en cadeau
Comme souvent, les Rouge et Noir ont su finir plus fort. Dans les arrêts de jeu, une percée de Kinghorn offrait au jeune Lucas Vigneres le cinquième essai du soir (80e+2).
Avec ce succès plein d’autorité, le Stade Toulousain valide son premier triomphe à Gerland depuis 2017 et garde le cap en tête du Top 14. Lyon, valeureux mais trop friable, retombe à la 12e place avant un déplacement à Castres le 27 décembre. Toulouse recevra La Rochelle, le lendemain, pour conclure son année.

