Clermont a répondu mardi aux accusations des avocats de Jamie Cudmore qui affirment que le club est responsable des commotions cérébrales subies par le joueur en 2015.

Le dernier rebondissement dans cette affaire qui dure depuis maintenant plus de trois ans date de lundi dernier, lorsque le rapport du neurologue François Chédru, mandaté par la justice a été dévoilé dans la presse. Ce dernier écrit que “la responsabilité de l’ASM est engagée dans les préjudices subis par le requérant du fait du traumatisme crânien subi à la 56e minute de jeu pendant le match du 2 mai 2015”, c’est-à-dire la finale perdue face à Toulon (24-18). Une analyse accablante pour le club auvergnat. Mais ce dernier se retranche derrière le règlement. L’arbitre Nigel Owens a fait sortir Cudmore sur saignement et non sur protocole commotion. Le club affirme avoir respecté le protocole prévu en de telles circonstances et précise que “le médecin du club n’a pas déterminé de suspicion de commotion sur cet incident et a donc suturé le seconde ligne de l’ASM sans faire de protocole commotion HIA1”.

Il appartiendra à la justice de se prononcer sur ces éléments. Une chose est sûre, depuis le début de cette affaire Curdmore, la question des commotions cérébrales a été prise très au sérieux par le monde du rugby, qui a considérablement durci les règlements pour éviter au maximum les accidents dramatiques.

Jamie Cudmore est aujourd’hui manager du club de Provence Rugby, évoluant en Pro D2.