Le couperet est tombé plus vite que prévu.
Thomas Frank n’aura pas résisté à la spirale d’inconstance qui ronge Tottenham depuis des semaines. Et c’est Igor Tudor, technicien au tempérament volcanique, qui prend le relais jusqu’à la fin de la saison. Un intérim aux allures de test grandeur nature pour le Croate, ancien de l’OM et de l’Udinese, chargé de remettre un peu d’ordre dans une équipe parfois brillante, souvent déroutante. Les Spurs jouent gros, pas question de gâcher une énième campagne européenne.
Les premiers contacts remontent à mercredi, les négociations ont filé à la vitesse d’un contre mal défendu. Le club londonien voulait un caractère, un coach capable de bousculer un vestiaire coupable de trop de nonchalance depuis janvier. Tudor coche toutes les cases : exigeant, direct, adepte d’un football vertical et rugueux. Mais ce mariage de raison pose une vraie question – Tottenham a-t-il recruté un pompier ou un bâtisseur à court terme ? À ce stade, même en interne, les discours se contredisent. Certains évoquent déjà une prolongation si la dynamique tourne. D’autres assurent qu’il s’agit d’un simple pansement.
Tudor, l’énergie du risque
Le Croate connaît la chanson : des missions urgentes, il en a déjà mené. À Marseille, son passage a laissé autant de souvenirs que de débats. L’homme divise, mais il fait réagir, et c’est peut-être ce dont Tottenham avait besoin après des mois de tiédeur sous Frank. Et pourtant, rien ne garantit que ce choc psychologique suffira. Le calendrier est serré, la confiance fragile, et la Premier League impitoyable. Tudor devra transformer en quelques jours une équipe qui doute en un collectif capable d’aller chercher l’Europe. Pari fou ? Pas sûr. Mais sacrément risqué.
We are pleased to confirm the appointment of Igor Tudor as Men’s Head Coach until the end of the season, subject to work permit.
— Tottenham Hotspur (@SpursOfficial) February 14, 2026
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