Ligue des Champions : Arteta explique pourquoi Arsenal ne peut pas jouer comme le Paris Saint-Germain et le Bayern

Le match PSG-Bayern Munich (5-4) a posé une question gênante pour Arsenal.

Pourquoi les Gunners ont-ils livré un match aussi fermé face à l’Atletico Madrid (1-1) le lendemain ? Mikel Arteta a répondu sans esquiver, en conférence de presse ce samedi.

Un match « sans doute le meilleur que j’aie jamais vu »

L’entraîneur espagnol n’a pas caché son admiration pour le choc de mardi soir. « Quand je repense à Bayern-PSG, c’est sans doute le meilleur match auquel je n’ai jamais assisté, tant par la qualité des deux équipes que par celle des joueurs. Je n’ai jamais rien vu de tel. Mais quand je vois le temps de jeu et la fraîcheur de ces joueurs, je ne suis pas surpris », a-t-il confié.

La Premier League, championnat le plus énergivore

Pour Arteta, la différence de spectacle s’explique d’abord par la fatigue accumulée. Arsenal est toujours en course pour le titre en Premier League, contrairement au Bayern — déjà sacré — et au PSG, qui possède six points d’avance sur Lens. « Pour atteindre un tel niveau de qualité, il faut être en pleine forme, et la différence entre les championnats et leur façon de rivaliser est énorme », insiste-t-il.

Les chiffres donnent du crédit à cet argument. Le onze titulaire d’Arsenal à Madrid cumule 32 508 minutes cette saison, soit plus que l’Atletico (31 701), le Bayern (31 522) et le PSG (29 968). David Raya, Martin Zubimendi, Declan Rice et William Saliba figurent parmi les joueurs les plus utilisés des quatre demi-finalistes. Seul Warren Zaïre-Emery (3 990 min) s’invite dans ce classement côté parisien.

Des absences qui ont pesé lourd

À la fatigue s’ajoute un contexte médical défavorable. Arsenal était privé de Kai Havertz, a perdu Martin Ødegaard sur blessure en cours de match, et a récupéré un Bukayo Saka diminué après plusieurs semaines d’absence. Face à des attaques aussi étincelantes que celles du PSG et du Bayern, la marge d’erreur était nulle.

« On compare deux mondes différents. On ne peut pas comparer un aspect sans tenir compte du contexte, ce serait injuste », tranche Arteta.

Une nuance qui s’impose

L’argument est recevable, mais incomplet. Si la fraîcheur physique explique une partie de l’écart, le PSG de Luis Enrique et le Bayern de Vincent Kompany ont aussi affiché mardi une ambition offensive totale, assumée tactiquement. C’est cette philosophie de jeu — autant que la condition physique — qui a produit ce chef-d’œuvre européen. Arsenal, même en pleine forme, joue avec d’autres principes. Et cela change forcément la nature d’un match.