Teddy Riner : « Le sport, c’est ma vie, mais je pense aussi à l’après »

Après avoir tout gagné dans sa carrière, le Français ne compte pas se mettre la pression pour les JO 2028.

Quelques mois après son doublé olympique historique à Paris, Teddy Riner a retrouvé le sourire… et pris un peu de recul. À 36 ans, le quintuple champion olympique aborde cette nouvelle olympiade avec une philosophie bien différente : celle du plaisir avant la pression. Présent ce jeudi à Clichy pour la présentation de la deuxième édition de la Riner Cup (15-16 novembre), le colosse français a confié à l’AFP vouloir se concentrer sur son bien-être avant tout, à l’approche de ce qui sera sa dernière aventure olympique, à Los Angeles en 2028.

« J’ai pris un bon +15 kilos depuis les Jeux de Paris, mais je ne me prends pas la tête », sourit-il. « Le staff médical et sportif veut que je retrouve des sensations avant de reprendre la compétition. S’il faut du temps, on prendra le temps. Sur cette olympiade, c’est vraiment du plaisir avant tout. Je sais quand il faudra se remettre sérieusement dedans ». Absent des tatamis depuis fin 2024, Riner ne veut plus s’imposer le rythme effréné des saisons passées : « Faire des compétitions pour faire des compétitions, j’ai passé l’âge. Il faut que j’en aie envie, que je sache pourquoi je le fais. »

Des projets à la pelle

En parallèle, le champion se consacre à de nouveaux projets : une apparition remarquée dans ‘Love Is Blind’ sur Netflix aux côtés de son épouse, des engagements entrepreneuriaux, et bien sûr, le développement de sa Riner Cup, compétition dédiée aux judokas amateurs. « À chaque fois qu’un maire me croise, il me demande si la Riner Cup peut venir dans sa ville ! », plaisante-t-il. Loin de la pression des podiums, Riner construit désormais son futur en dehors des tatamis, sans pour autant négliger son entraînement quotidien : « Le sport, c’est ma vie, mais je pense aussi à l’après. Je suis père de famille, chef d’entreprise… Il faut que je prépare demain. »