Galatasaray sort le chéquier, le Barça dit non sec. À 18 ans, Marc Bernal devient le symbole d’une stratégie intransigeante : miser sur ses pépites plutôt que de céder au premier gros billet.
Le refus tombe net, comme un tacle glissé au milieu de terrain. Samedi soir, après la démonstration 3-0 face à Majorque au Camp Nou, Hansi Flick n’a pas tari d’éloges sur ce gamin de La Masia qui a signé son premier but pro – un missile du gauche, imparable. 30 millions d’euros proposés par Galatasaray en janvier ? Rejetés d’un revers de manche. Et pourtant, les Turcs insistaient, revoyant leur offre à la hausse, selon des sources proches du club. Bernal, milieu relayeur au physique de tank et au toucher de velours, incarne tout ce que le Barça veut garder : du talent maison, formé au club depuis l’âge de 9 ans, avec déjà 12 apparitions cette saison. Sauf que les finances catalanes restent sous tension, malgré les 1,2 milliard de revenus annuels revendiqués par Laporta.
Bernal, blindé ou pari risqué ?
La question qui gratte : jusqu’où ira cette fermeté ? On sait que le Barça a déjà encaissé 80 millions sur des ventes forcées ces deux dernières saisons – Yamal et Cubarsí dans le viseur de l’Angleterre, mais intouchables. Pour Bernal, les chiffres se contredisent : certains évoquent 25-30 M€ comme juste prix, d’autres jurent qu’il vaut déjà le double d’ici juin. Les Turcs repartent bredouilles, mais le marché de février n’est pas fini. Et si une offre monégasque ou milanaise débarquait, plus grasse ? Le board blaugrana joue gros, entre fidélité à sa philosophie et besoin cash pour les salaires gonflés. Bernal, lui, continue de briller en silence, buteur du week-end, prêt à dicter le tempo.

