56 minutes et puis s’en va : la folle histoire d’Adama Bal en NBA

Le Français s’est engagé avec les New York Knicks, avant d’être envoyé en G-League moins d’une heure plus tard.

Adama Bal a peut-être signé le contrat le plus éphémère de la saison NBA. Le meneur-arrière français de 21 ans a officiellement rejoint les New York Knicks vendredi à 2h16 du matin… avant d’être coupé à 3h12. Soit 56 minutes de gloire, montre en main. Pas de maillot, pas d’entraînement, pas même une photo officielle : juste une ligne dans le grand livre des transactions NBA, au côté d’autres joueurs aussi brièvement new-yorkais que lui.

La manœuvre n’a rien d’une blague cruelle : Bal avait signé un contrat « Exhibit 10 », un bail ultra-précaire que les franchises utilisent en présaison pour tester ou conserver les droits d’un joueur. Ces contrats, non garantis et révocables à tout moment, permettent surtout d’envoyer le joueur en G-League (l’antichambre de la NBA) tout en lui offrant un joli bonus – environ 85 000 dollars – s’il reste au moins 60 jours dans l’équipe affiliée. Dans son cas, direction Westchester Knicks, où il aura enfin l’occasion de prouver sa valeur balle en main.

La porte de la NBA n’est pas fermée

Mais tout n’est pas perdu : le Français, passé par Arizona et Santa Clara, peut encore viser mieux. En cas de bonnes performances, New York pourrait lui proposer un contrat « two-way », lui permettant de naviguer entre la G-League et la NBA, ou même un « 10-day contract », ces baux de dix jours souvent offerts aux joueurs méritants quand les blessures frappent. Bref, après 56 minutes en NBA, Adama Bal entre dans le labyrinthe fascinant, et parfois absurde, des contrats précaires américains. Un parcours semé d’embûches, mais aussi de belles opportunités pour ceux qui savent saisir leur chance.