C’est un couac organisationnel qui prend de l’ampleur. Le Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 (Cojop) a officialisé mardi son intention d’explorer un transfert du tournoi de hockey sur glace masculin vers Lyon ou Paris. En cause : une impasse politique et technique à Nice, ville initialement désignée pour concentrer l’ensemble des disciplines sur glace.
Depuis l’arrivée d’Éric Ciotti à la mairie de Nice sous l’étiquette UDR-RN, le dossier patine. L’élu s’oppose fermement à la transformation temporaire de l’Allianz Riviera — antre de l’OGC Nice — en patinoire olympique. Mobiliser l’enceinte footballistique pendant plusieurs mois constitue, selon lui, une ligne rouge infranchissable.
Face à ce blocage, le Cojop avait dans un premier temps exploré des sites alternatifs dans la plaine du Var, notamment le stade Charles-Ehrmann et l’enceinte de rugby des Arboras. Bilan : des options jugées trop onéreuses et techniquement contraignantes pour être viables.
Les organisateurs ont donc élargi leur périmètre de recherche aux infrastructures existantes de deux grandes métropoles françaises. À Paris, l’Accor Arena et l’Adidas Arena — gérés par Paris Entertainment Company — ont déjà manifesté leur intérêt. À Lyon, le maire Grégory Doucet avait, dès le mois dernier, proposé d’accueillir des épreuves de glace en cas de retrait de Nice.
Le hockey masculin représente l’un des temps forts des Jeux d’hiver, notamment pour les audiences nord-américaines, ce qui renforce l’urgence d’une décision claire.
Nice ne serait pas totalement écartée du programme : le tournoi féminin resterait prévu au Palais des Expositions, sous réserve de validation par la Fédération internationale. Le patinage artistique, le short-track et le curling demeurent également au calendrier niçois.
Le Cojop doit désormais trancher rapidement pour sécuriser l’organisation à quatre ans de l’échéance.

