Ils l’ont fait ! L’équipe de France de handball a remporté à la maison le 25e championnat du monde de l’histoire en dominant la Norvège en finale (33-26), dimanche à l’AccorHotels Arena de Paris-Bercy.

C’est le 6e titre de champion du monde des Français, un record. Celui-là à une saveur particulière puisque le Championnat du monde de handball 2017 était organisé en France. Une franche réussite avec près de 500.000 spectateurs et un final en apothéose pour les Experts, qui auront assumé jusqu’au bout leur statut de favori.

Des records à la pelle

Seize ans après le triomphe des Costauds, les Bleus ont donc remporté un nouveau titre planétaire à domicile et ont amélioré le record absolu dans cette compétition après leurs succès en 1995, 2001, 2009, 2011, 2015. Au palmarès des Mondiaux, la France devance désormais de deux longueurs la Roumanie (1961, 1964, 1970, 1974) et la Suède (1954, 1958, 1990, 1999), et s’installe un peu plus au firmament du handball.

Après avoir perdu ses titres européen et olympique en Pologne (5e) et à Rio (2e), la France a réussi à conserver sa dernière couronne, prouvant ainsi qu’elle est toujours LA référence du handball mondial. Il s’agit de son onzième titre, puisqu’elle a aussi conquis trois trophées européens (2006, 2010, 2014) et deux médailles d’or aux JO (2008, 2012). Aucune autre nation chez les messieurs n’en compte autant.

Les Norvégiens avaient pourtant démarré fort

Dans ce match, Nikola Karabatic (5 buts) et sa troupe ont dû puiser dans leur force mentale pour dominer une sélection norvégienne, novice à ce niveau mais valeureuse. Les Nordiques avaient perdu en phase de poules contre les Français (31-28) mais ils ont joué le tout pour le tout, leur posant des problèmes durant toute la première période. Malgré la faillite de Thierry Omeyer (2 arrêts sur 12 tirs), remplacé par Vincent Gérard, une nouvelle fois décisif, au bout d’un quart d’heure, et les difficultés aux tirs de Nedim Remili (2/7 en première mi-temps), les Français ont su trouver les ressources pour repasser miraculeusement devant juste avant la pause grâce à un troisième but de Valentin Porte (18-17). Cet effort a été essentiel pour la suite. Au retour des vestiaires, les Bleus ont profité des pertes de balle adverses pour faire enfler le score (23-18, 36e) grâce notamment à l’efficacité des ailiers Michaël Guigou et Porte. Sander Sagosen, le prodige nordique, a été muselé. Vincent Gérard a fait les arrêts nécessaires et l’écart n’est plus redescendu sous les trois buts. Il a même gonflé grâce à deux réalisations consécutives de Karabatic (31-23) à l’approche des cinq dernières minutes vécues comme dans un rêve par les quelque 15.600 spectateurs de Bercy qui entonnaient une Marseillaise.