Avant de débuter la saison et le championnat du monde de Formule 1 ce dimanche en Australie, Lewis Hamilton est revenu sur sa mission et parle aussi de la concurrence avec Vettel et les Red Bull.

 

Votre rival chez Ferrari Sebastian Vettel dit qu’il ne pouvait pas espérer un meilleur début aux essais d’avant-saison (de lundi à jeudi et du 26 février au 1er mars). Et vous, quelles sont vos premières impressions ?

“Tant mieux pour lui… Ils ont l’air très bien. C’est un peu la même chose à chaque fois ces dernières années, Ferrari commence très bien, donc on pouvait s’y attendre. Nous, nous allons en profondeur pour essayer de comprendre la voiture. Nous suivons nos propres processus et travaillons très dur.”

Vous n’êtes pas inquiet ?

“Pour le moment, je ne m’inquiète de rien. Je me concentre sur notre travail. On ne sait pas ce que font les autres, les pièces, les quantités d’essence embarquées… Je suis dans ce milieu depuis assez longtemps pour savoir comment ça se passe pendant la première semaine d’essais et au début de la deuxième. Ca ne sert à rien de se concentrer sur les autres.

Nous devons nous assurer que nos processus, nos analyses de données et mes retours à l’équipe sont meilleurs que jamais. On en saura plus au même point la semaine prochaine, et encore, nous ne saurons toujours pas exactement ce que font les autres. Il est impossible de le quantifier mais Ferrari va très bien en ce moment. Ils ont beaucoup roulé également, donc ils disposent probablement d’une voiture encore meilleure que l’an dernier, ce qui veut dire que le défi sera encore plus relevé.”

Ferrari est votre unique rivale ou faut-il s’inquiéter de Red Bull avec le nouveau moteur Honda ?

“Je suis en compétition avec tout le monde. Je ne sais pas qui sera le plus rapide. J’espère aussi que d’autres équipes se mêleront à la lutte, mais qui sait ce que chacun amènera lors de la première course (le 17 mars en Australie) ? Pour l’instant, nous nous battons contre nous-mêmes en essayant de nous améliorer dans tous les domaines. (…) C’est impressionnant de voir qu’après tous ces succès, l’ambiance dans l’équipe est toujours la même, que la faim et l’envie sont toujours là. (…) L’hiver a été très difficile à l’usine avec le changement de règlement technique, mais si une équipe peut relever ce défi, je crois de tout mon coeur que ce sont mes gars. 

Nous sommes les seuls à avoir conservé les titres (pilotes et constructeurs) après un changement de règlement (entre 2016 et 2017), donc même si nous ne partons pas du bon pied, je suis sûr que d’ici à la première course, ça ira.”

Pensez-vous déjà à un sixième titre chez les pilotes et à un sixième sacre consécutif pour Mercedes chez les constructeurs ?

“Ca n’est pas quelque chose que je nous autorise à discuter. Ce chiffre ne doit pas être notre objectif. (six titres consécutifs chez les constructeurs) Ca n’a jamais été fait auparavant et nous avons toujours envie de faire ce qui ne l’a jamais été, mais nous sommes très conscients du travail nécessaire pour y arriver et n’abordons pas ça à la légère. C’est la même chose pour moi, je n’y pense pas. C’est une nouvelle saison et il faut l’aborder comme si c’était la première.”

Votre patron Toto Wolff assure que vous êtes plus en forme que jamais…

“Oui, je me sens dans une meilleure forme que jamais. C’est ma septième saison avec l’équipe. C’est fou de penser que ça fait déjà sept ans… Je crois que ça va être l’année la plus exigeante de notre partenariat. C’est super excitant et j’aime toujours autant piloter, donc pas de changement de ce côté-là. (…) Je me sens plus fort et plus en forme que jamais, j’espère que ça se ressentira dans mon pilotage.”

Propos recueillis en conférence de presse.