Le patron de McLaren monte au créneau. Zak Brown, directeur général de l’écurie britannique depuis près d’une décennie, a interpellé mercredi la presse au siège de McLaren à Woking sur un sujet qui agite les paddocks : les interconnexions financières entre équipes de Formule 1.
Pour le millionnaire américain de 54 ans, ces liens constituent une menace directe contre l’équité et la crédibilité du championnat.
Sans désigner explicitement de cible, Brown a formulé un avertissement sans ambiguïté. « L’ensemble des onze équipes devrait être aussi indépendante que possible », a-t-il martelé, évoquant le risque que « l’intégrité du sport soit compromise » — ce qui, selon lui, ferait fuir les fans « plus vite que n’importe quoi d’autre ». Une mise en garde qui intervient alors que la presse spécialisée évoque des négociations entre Mercedes-AMG F1 et Alpine pour une prise de participation d’environ 25 % dans l’écurie franco-britannique, détenue à 76 % par Renault.
Le contexte est d’autant plus sensible que Mercedes motorise déjà quatre écuries : la sienne, McLaren, Williams et Alpine depuis cette saison. Une concentration de pouvoir qui alimente les inquiétudes sur d’éventuels conflits d’intérêts en course.
Brown a également ciblé le modèle des équipes dites « A-B », pointant Red Bull Racing et Racing Bulls comme exemple d’un système où les intérêts d’un même groupe peuvent primer sur l’esprit de compétition. Il s’y était déjà attaqué en 2024, après qu’un pilote de Racing Bulls avait, selon lui, favorisé l’écurie mère au détriment de McLaren dans la course aux points.
« C’est une question grave pour l’équité du sport », a conclu Brown. Un plaidoyer pour une F1 où chaque écurie joue vraiment sa propre partition — et rien d’autre.


