Vainqueur du Grand Prix de Chine ce week-end, l’Australien Daniel Ricciardo est revenu sur sa course et les conditions de sa première victoire de la saison. Il revient à la quatrième place du championnat du monde. Un classement toujours dominé par Sebastian Vettel chez Ferrari.

Vous gagnez pour la sixième fois après une course intense et surprenante. Quel est votre sentiment ?

“Je ne sais pas ce que j’ai, mais je gagne des courses pas ennuyeuses ! Mes victoires sont plutôt amusantes. Et celle-là était inattendue. Il y a 24  heures, nous envisagions de partir en fond de grille. Merci à l’équipe pour son travail d’hier (samedi).  Je les ai déjà remerciés après les qualifications mais nous en récoltons  vraiment les fruits aujourd’hui. Merci à tout le monde, les mécaniciens ont  vraiment tout donné.”

C’est aussi une belle revanche après votre abandon consécutif à une panne dimanche dernier à Bahreïn ?

“Ce sport est fou ! Il y a une semaine, j’étais hors course après deux  tours. J’étais frustré à cause de toutes les variables incontrôlables qui entrent en jeu dans ce sport. Parfois, je me demande pourquoi je l’ai choisi  alors qu’il y a tellement de choses que tu ne contrôle pas et qui peuvent te  démoraliser. Mais quand tu vis un jour comme aujourd’hui, ça vaut cinquante  fois les mauvais jours.”

Racontez-nous votre arrêt au stand, à l’entrée de la voiture de sécurité, puis votre remontée.

“C’était intense ! J’ai entendu “voiture de sécurité” au virage 14, puis  l’équipe a tout de suite dit: +vous vous arrêtez aux stands tous les deux (son  coéquipier Max Verstappen et lui). C’est arrivé très vite et ça a été  décisif, donc merci à l’équipe. Nous avions l’avantage ensuite, avec nos  pneus tendres. J’ai senti qu’il y avait une opportunité. Au début, c’était  plutôt: OK, peut-être qu’on peut se battre pour le podium, puis, vu la  vitesse à laquelle on remontait et les pneus qui tenaient bien, je me suis  concentré entièrement sur la victoire. J’avais un meilleur rythme que tous les  gars que j’ai doublés, mais il ne faut quand même pas rester derrière trop longtemps. Valtteri (Bottas, qu’il a dépassé pour la victoire) défendait  bien mais j’étais décidé à essayer. C’était cool, serré mais juste. C’est cool  d’être roues contre roues, amusant pour les pilotes et pour les spectateurs. C’est meilleur que dépasser en ligne droite.”