Q: Comment vous sentez-vous après ce deuxième titre mondial acquis de haute lutte ?
R: C’est très dur de réaliser complètement. En 2008, c’était spécial, mais là c’est encore mieux, beaucoup mieux. En arrivant ici, il y avait tellement de pression autour de moi, j’essayais de l’ignorer, de rester concentré. Niki (Lauda) avait raison, je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Je suis allé me coucher à une heure et je me suis réveillé à cinq heures, je suis allé courir, je me suis fait masser, et je me suis dit que j’allais être fatigué. Puis ma famille est arrivée, ils m’ont fait la surprise au petit-déjeuner, et c’était génial. A la base, je voulais qu’ils viennent, mais je savais que ce week-end serait très intense et je ne savais pas si j’aurais le temps de passer du temps avec eux. Et je ne voulais pas finir ce week-end en ayant le moindre
regret.

Q: Qu’avez-vous pensé quand vous avez entendu à la radio que Nico avait un problème ?
R: Vous savez très bien qu’avec Nico la bagarre a été incroyable pendant toute l’année. Il a été un rival phénoménal. On s’est rencontré en 1997 et on s’est toujours dit que ce serait incroyable de courir un jour pour la même écurie. Il a encore fait du bon boulot aujourd’hui et c’est dommage que sa voiture n’était pas assez rapide, qu’on n’a pas pu se battre jusqu’au bout. Et la manière dont il est venu me féliciter, il y a quelques minutes, c’était vraiment bien. Il est arrivé, très +pro+ et il m’a dit: +tu as vraiment bien piloté+. Je peux lui rendre le compliment, car toute l’année il a piloté de manière incroyable, surtout en qualifications, donc chapeau à lui.

Q: Quel est votre premier bilan, à chaud, de cette saison en montagnes russes ?
R: C’était vraiment une année incroyable. Je n’arrive pas à y croire. Je suis arrivé dans cette équipe l’an dernier, beaucoup de gens disaient que j’avais fait le mauvais choix, mais on a fait de gros progrès, et encore plus cette saison, avec en prime le soutien des fans qui a été phénoménal. Je n’aurais jamais pu imaginer être autant soutenu, donc comme je l’ai déjà dit sur le podium c’est vraiment le meilleur moment de ma vie. C’est quasiment surréaliste. C’est un peu comme si j’étais sorti de mon corps, et comme si je regardais tout ça arriver, mais que ça n’arrivait pas vraiment. Donc je vais faire mon possible pour n’oublier personne au moment des remerciements. Et je remercie Dieu.