Mercedes cherche à faire retomber la pression autour de ses deux pilotes dont l’animosité réciproque a atteint son point d’orgue lors du Grand Prix de Belgique.

Le directeur général de l’écurie Mercedes, l’Autrichien Toto Wolff, a estimé dimanche soir que les propos de Nico Rosberg, lors d’une réunion d’après-course, avaient été mal-interprétés. A la suite de celle-ci, Lewis Hamilton était venu expliquer aux médias que Nico Rosberg avait admis avoir fait exprès de le toucher pour marquer le coup.

Même très énervé contre son pilote, toujours leader du championnat du monde avec désormais 29 points d’avance sur Hamilton, Wolff s’est senti obligé d’apporter quelques précisions avant de quitter le circuit de Spa-Francorchamps. Nico était sur sa trajectoire et ne voulait pas lâcher. Concernant Lewis, ce n’était clairement pas à lui de faire attention à Nico. Nico pensait que c’était à Lewis de lui laisser la place pour passer et Lewis ne l’a pas fait, a résumé Wolff, en racontant que les deux pilotes Mercedes ont accepté l’idée qu’ils n’étaient pas d’accord, lors d’une discussion très animée entre nous. Mais Nico n’a pas provoqué volontairement l’accrochage, c’est un non-sens, a ajouté Wolff, contredisant ainsi les déclarations d’Hamilton. Cela ne change rien au scénario et à cet incident, qui reste inacceptable pour nous. Nico n’était pas du tout prêt à prendre l’échappatoire, et c’est ce qui a causé le choc entre les deux. Nico a attaqué et il n’aurait pas dû le faire, mais il voulait marquer le coup. Avec du recul, si nous pouvions revenir en arrière, Nico ne le referait sans doute pas de la même façon, a conclu Wolff.

Fin juillet, lors du Grand Prix de Hongrie, un scénario avait opposé les deux coéquipiers. Hamilton avait fermé plusieurs fois la porte à son coéquipier et terminé 3e, devant Rosberg 4e. C’est probablement la raison principale de l’accrochage de dimanche à Spa.