Un Monaco princier au Parc

Impeccable d’intensité et d’organisation, l’AS Monaco a infligé une gifle au Paris Saint-Germain (1-3), vendredi soir, en ouverture de la 25e journée de Ligue 1. Une démonstration collective face à un PSG imprécis et désordonné, bien loin de ses standards habituels.


Le Parc a assisté à une scène rare : un Paris Saint-Germain dominé chez lui, débordé par la justesse monégasque. Dès l’entame, l’équipe d’Adi Hütter a mis la pression par un jeu direct et fluide. Zakaria manquait de peu l’ouverture du score, tandis que Hakimi, brillant dans ses projections, butait sur un Köhn attentif. L’intensité montait rapidement, les duels s’enchaînaient, et malgré une possession favorable, Paris paraissait peu inspiré dans les trente derniers mètres.

Ce sont finalement les visiteurs qui frappaient les premiers, punissant une erreur grossière. À la 27e minute, Zaïre-Emery, trop confiant dans sa propre surface, perdait un ballon sous le pressing d’Akliouche, qui ajustait Safonov sans trembler (0-1). Le symbole d’un PSG coupable de légèreté et d’un Monaco chirurgical. Malgré quelques sursauts signés Vitinha ou Kvaratskhelia, Paris regagnait le vestiaire mené, sans véritable idée pour inverser la tendance.

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Au retour des vestiaires, rien ne changeait. Monaco, compact et intelligent, restait maître des petits espaces, étouffant la relance parisienne. Tout juste entré en jeu, Golovin doublait la mise sur sa première action après un cafouillage dans la surface, où même Vitinha, malheureux, remettait involontairement le ballon dans l’axe (0-2, 55e). Le Parc se figeait devant tant d’approximations. Et si Safonov retardait encore un peu l’échéance sur une tentative d’Hakimi, le réalisme monégasque, lui, ne faiblissait pas.

Luis Enrique tentait alors de provoquer un électrochoc avec un triple changement. Dembélé, Lee et Mayulu apportaient du dynamisme, et Paris retrouvait un peu de mordant. Hakimi, encore lui, signait une accélération tranchante avant de servir Barcola, dont la frappe déviée relançait brièvement le suspense (1-2, 71e). Mais deux minutes plus tard, une nouvelle erreur de relance parisienne achevait les derniers espoirs. Balogun, opportuniste, scellait le sort du match d’une frappe lointaine contrée par Nuno Mendes (1-3, 73e).

Monaco aurait même pu corser l’addition : Adingra trouvait la barre, et Balogun manquait le cadre d’un rien. En face, Paris, pourtant poussé par un Parc incrédule, s’éteignait peu à peu. Köhn, impeccable, gagnait ses duels face à Dembélé et Ramos.

Au coup de sifflet final, le contraste était saisissant. Monaco, collectif et discipliné, a donné une leçon à un PSG essoufflé, brouillon et sans repère. Quand les uns courent ensemble, les autres doutent seuls. Et ce soir-là, la supériorité technique n’a pas pesé lourd face à la cohérence tactique.

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