Englué dans une spirale inquiétante, Tottenham traverse une nouvelle tempête. Arrivé pour relancer un club en perte de repères, Igor Tudor pourrait déjà céder sa place. En coulisse, le nom de Roberto De Zerbi revient avec insistance.
Tottenham n’a jamais semblé aussi fragile. En débarquant fin février pour redonner du souffle aux Spurs, Igor Tudor savait qu’il n’aurait pas droit à l’erreur. Trois matchs, trois défaites et une 16e place en Premier League plus tard, le Croate se retrouve déjà sur la sellette. La direction londonienne, sous pression après onze rencontres sans succès en championnat, explore toutes les issues de secours. À quelques mois de la fin de saison, la peur du gouffre hante à nouveau le Tottenham Hotspur Stadium.
Un pari raté pour l’instant
Une fois encore, le changement d’entraîneur n’a pas produit l’électrochoc espéré. Le 1-4 encaissé face à Arsenal pour les débuts de Tudor a donné le ton : fébrilité défensive, absence de repères, et une équipe à court de confiance. Malgré des séances d’entraînement musclées et une volonté affichée de redonner du caractère au groupe, l’ancien coach de l’OM n’a pas réussi à imposer sa patte. Les Spurs paraissent sans direction et sans âme, comme étouffés par la peur de descendre.
La direction, elle, tente de gagner du temps. Tudor devrait encore être sur le banc pour le prochain choc européen face à l’Atlético Madrid, avant des rencontres cruciales contre Liverpool et Nottingham Forest. Mais selon le Telegraph, la trêve internationale pourrait être fatale au technicien croate, le moment étant jugé propice pour une nouvelle transition sur le banc. Une décision déjà discutée en interne.
De Zerbi, la tentation du renouveau
En quête d’un visage fort capable de redonner identité et ambition au projet, Tottenham regarde vers Roberto De Zerbi. Après son passage mouvementé à l’Olympique de Marseille, l’Italien reste apprécié en Angleterre pour sa philosophie offensive et son influence durable à Brighton. Ses principes de jeu séduisent depuis longtemps le board londonien, qui suit attentivement son évolution et s’interroge sur son avenir immédiat.
De Zerbi n’est pas sans courtisans : Manchester United a lui aussi manifesté de l’intérêt. Mais les Red Devils pourraient préférer conserver Michael Carrick, performant sur le banc d’Old Trafford. Une opportunité se dessine donc pour Tottenham, qui cherche une figure charismatique, capable de rebâtir sur des ruines encore fumantes. Mauricio Pochettino, malgré la nostalgie qu’il suscite, resterait à distance pour des raisons contractuelles. Robbie Keane, lui, n’offre pas les garanties nécessaires à court terme.
Pour l’heure, le club se veut prudent et refuse de commenter les spéculations. « La priorité reste la survie », souffle un proche du vestiaire. Mais la réalité s’impose : à Tottenham, l’urgence devient chronique. Et à ce rythme, l’ère Tudor pourrait s’achever avant même d’avoir commencé.

