Reims, ESTAC ou ASSE : qui a les meilleures chances de monter directement en Ligue 1 ?

La lutte pour la montée s’intensifie en Ligue 2. À dix journées de l’arrivée, Troyes, Saint-Étienne et Reims se tiennent dans un mouchoir de poche. Si les dynamiques se resserrent, le calendrier restant pourrait bien trancher entre les rêves de promotion et la désillusion. Et derrière les chiffres, chaque route cache ses pièges.

Reims, un faux avantage ?

Sur le papier, le Stade de Reims semble le mieux loti. Pas de confrontation directe contre Troyes ni Saint-Étienne : un atout majeur pour éviter les coups d’arrêt brutaux. Les Champenois disposent en outre d’un programme face à plusieurs clubs du bas de tableau — Laval, Nancy, Boulogne-sur-Mer ou Pau. Un calendrier a priori favorable… mais trompeur.

Car Reims devra voyager, souvent et loin. Trois déplacements en une semaine — dont un détour par Strasbourg pour un quart de finale de Coupe de France — risquent d’entamer les organismes. Et dans le sprint final, la fraîcheur compte autant que la qualité. En mai, les rendez-vous face à Dunkerque, Le Mans et le Red Star (tous en course pour le Top 5) diront si les Rémois sont réellement prêts à franchir un cap.

L’ASSE, entre gros défis et souffle populaire

Pour Saint-Étienne, le parcours ressemble à un test de constance. Les Verts auront leur mot à dire à domicile — notamment lors du choc du 24 avril face à Troyes, qui promet un Chaudron incandescent. Mais entre Dunkerque, Annecy et Rodez, les pièges guettent à chaque virage.

Le calendrier stéphanois a au moins le mérite d’être régulier : pas de série de déplacements interminables ni d’affrontements successifs contre les cadors. En clôture, un match à Geoffroy-Guichard face à Amiens (16e) pourrait peser lourd si la montée se joue sur le fil. Avec la dynamique actuelle — la meilleure des trois équipes —, l’ASSE part avec un petit avantage psychologique. Reste à le transformer en points.

Troyes, le leader sous pression

Leader avec 45 points, Troyes avance sans marge de manœuvre. Être premier, c’est porter la cible dans le dos. Chaque adversaire aborde l’ESTAC avec la ferme intention de faire tomber le favori. Et le calendrier des Aubois ne respire pas la sérénité : déplacements à Annecy et Montpellier, réceptions de Dunkerque et Rodez, puis le choc tant attendu à Saint-Étienne. Cinq chocs, cinq batailles à ne pas perdre.

La solidité défensive de Troyes reste un atout, mais la moindre baisse d’intensité pourrait coûter cher. L’histoire récente de la Ligue 2 l’a prouvé : il n’y a pas de petit match dans cette division.

Une bataille de nerfs à venir

À dix journées du dénouement, le classement (Troyes 45, ASSE 43, Reims 41) ne dit pas tout. Reims a le calendrier le plus doux, l’ASSE la dynamique la plus stable, Troyes la pression la plus forte. Le reste dépendra des têtes. Car si les chiffres parlent, la Ligue 2, elle, ne suit jamais le scénario attendu.