Leader de Ligue 1, qualifié pour la Ligue des Champions, le RC Lens prépare son été avec méthode. Trois postes dans le viseur, un budget solide, et une ambition claire : construire une équipe capable de tenir le choc sur tous les fronts.
À Lens, on ne subit pas le mercato — on l’anticipe. Alors que la saison 2025-2026 touche à son terme avec les Sang et Or en tête de Ligue 1, le club artésien travaille déjà en coulisses pour l’été prochain. Trois priorités ont été identifiées, cohérentes avec les lacunes observées cette saison et les exigences d’une première participation à la Ligue des Champions qui s’annonce.
Priorité absolue : un défenseur central digne de la LDC
C’est le chantier le plus urgent. Zeki Çelik, repositionné en défense centrale, n’a pas convaincu dans ce rôle. Titulaire irrégulier, il n’offre pas les garanties nécessaires pour aborder sereinement les soirées européennes. La direction lensoise a clairement identifié le besoin : un défenseur central expérimenté, solide dans les duels, capable de s’adapter au pressing intense prôné par le staff.
Deux pistes circulent. D’abord un profil évoluant en Ligue 1 — le nom n’est pas encore filtré, mais Lens serait en concurrence directe avec l’OM pour s’attacher ses services, pour une enveloppe estimée entre 15 et 20 millions d’euros. Ensuite, une option plus exotique : Erik Lira, international mexicain de Cruz Azul, 28 ans, polyvalent milieu défensif et défenseur central, disponible pour environ 10 millions d’euros. Un profil atypique mais séduisant pour apporter de la couverture et du pressing. Dans les couloirs, le nom de Chancel Mbemba — libre après son départ de l’OM — est également murmuré comme solution d’opportunité.
Le milieu : anticiper les départs, renforcer l’équilibre
La rotation actuelle entre Haidara et El Aynaoui fonctionne, mais la direction sait qu’elle doit anticiper. Un départ est possible dans l’entrejeu — Sylla, actuellement en prêt, pourrait ne pas être retenu — et Lens cherche un milieu défensif solide pour consolider son 4-3-3. Budget envisagé : entre 8 et 12 millions d’euros, sans chercher à révolutionner un secteur qui tourne globalement bien. Les insiders des forums lensois s’accordent sur un point : pas besoin de recrutement supplémentaire sur les côtés, où Aguilar, Udol, Garnier et Lenne offrent déjà une palette satisfaisante.
L’attaque : Bamba Dieng en pole, Lacazette en rêve
En pointe, le départ de Wesley Saïd a laissé un vide que le club n’a pas entièrement comblé. Pour l’été, la piste la plus chaude reste Bamba Dieng. L’attaquant sénégalais de Lorient, auteur de 13 buts cette saison et libre de tout contrat en juin, est une cible confirmée — une opportunité en or pour un club qui a appris à construire de la valeur sans exploser son budget. D’autres options circulent, notamment autour de profils libres ou de jeunes en fin de bail, avec le nom d’Alexandre Lacazette — dont l’aventure lyonnaise touche à sa fin — évoqué avec gourmandise par les supporters.
Les ventes pour financer l’ambition
Le nerf de la guerre reste maîtrisé. Lens dispose d’un budget net estimé à 40 millions d’euros, susceptible de gonfler significativement selon les ventes. Deux dossiers pourraient rapporter gros : Robin Risser, le gardien courtisé par Newcastle, pourrait partir pour 30 à 40 millions d’euros. Abdukodir Khusanov, lui, suscite l’intérêt de plusieurs grands clubs européens. Des départs qui, s’ils se concrétisent, offriraient à la direction une marge de manœuvre confortable pour frapper fort — et juste.
Défense renforcée, entrejeu équilibré, attaque revitalisée : le RC Lens ne recrute pas pour recruter. Il construit. Et à en juger par la méthode, le club artésien a tout d’un candidat sérieux pour marquer l’Europe de son empreinte dès la saison prochaine.


