Il aurait pu garder le secret. Matvey Safonov, lui, a choisi la transparence — ou presque. Le gardien du Paris Saint-Germain a levé le voile sur la méthode qui lui permet d’arrêter les penalties avec une régularité troublante, au risque de perdre son avantage compétitif.
Dans un entretien accordé à Ligue 1+, le portier russe de 27 ans a décrit une technique fondée sur la manipulation mentale du tireur adverse. « J’essaie d’influencer le tireur, de le forcer à choisir un côté. Je lui fais croire que je vais plonger à droite, et au dernier moment, je plonge à gauche », a-t-il expliqué. « Des nuances subtiles — tout se passe en une fraction de seconde. »
Tout est dans le corps, le regard, l’intention feinte. Safonov joue autant avec les nerfs du tireur qu’avec ses propres réflexes, transformant le duel en une partie d’échecs express.
Désormais, ses futurs adversaires connaissent le principe. Mais entre savoir et anticiper, il y a souvent un gouffre — celui que le gardien parisien continue, lui, de combler avec calme et intelligence de jeu.

