L’ancien journaliste sportif Pierre Ménès vient de raviver une polémique majeure. Invité sur la chaîne TVLibertés début septembre 2025, il a évoqué une anecdote vécue par son fils au sein d’un club de football francilien, lançant une phrase qui a immédiatement suscité une vive controverse : « Il n’y avait que des Maghrébins et des Noirs ». Ces propos, perçus par beaucoup comme stigmatisants, ont été largement critiqués et accusés de véhiculer des stéréotypes raciaux.
Dans cette interview, Ménès explique que son fils, inscrit au club de Torcy en Île-de-France, a subi un mauvais accueil de la part de ses coéquipiers, qui ne lui adressaient ni bonjour ni passes, et l’isolaient dans les vestiaires. Selon lui, cette expérience illustre un phénomène plus large qu’il observe dans le football francilien et français, pointant du doigt une composition ethnique majoritairement noire et maghrébine dans les équipes de jeunes.
Ses déclarations n’ont pas tardé à susciter une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer des propos jugés racistes et stigmatisants. L’ancien international Djibril Cissé, particulièrement touché, a exprimé publiquement sa déception et son indignation. Cette polémique intervient dans un contexte sensible en France, où les questions d’intégration et de diversité dans le sport sont au centre des débats.
Pierre Ménès, déjà au centre de plusieurs controverses ces dernières années, persiste et signe dans ses déclarations, affirmant que son analyse vise à décrire une réalité sportive sans arrière-pensée politique. Cette prise de position continue d’alimenter un vif débat sur la place des identités et des origines dans le monde du football français, confrontant valeurs sportives et enjeux sociaux.

